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54 kilos, cinq victoires, 100 ans : la longue vie de Bob Toski

Bob Toski fête ses 100 ans : 54 kilos, cinq victoires et soixante-dix ans de leçons

54 kilos, cinq victoires, 100 ans : la longue vie de Bob Toski

Bob Toski, vainqueur de cinq tournois du PGA Tour et l'un des enseignants les plus influents de l'histoire du golf, a fêté ses 100 ans le 18 septembre 2026.

Cent ans, dont soixante-dix passés à donner des leçons

En 1954, le meilleur gagnant du PGA Tour mesurait 1,70 m et pesait 54 kilos. Bob Toski a empoché 65 820 dollars cette saison-là, dont un chèque de 50 000 dollars pour sa victoire au World Championship of Golf. Ses contemporains l'appelaient « Mighty Mouse ». Lui n'a jamais démenti.

À poids égal, j'étais le meilleur joueur qui ait jamais évolué sur le PGA Tour.

— Bob Toski

Une jeunesse loin des greens

Né Bob Algustoski le 18 septembre 1926 à Haydenville, dans le Massachusetts, il est appelé sous les drapeaux peu après ses 18 ans et envoyé en Birmanie pour préparer l'invasion alliée du Japon. Le golf professionnel viendra après. Installé depuis des décennies à Boca Raton, en Floride, il a été distingué en 2024 par les Florida Panthers, la franchise de hockey de l'État, au titre de vétéran de la Seconde Guerre mondiale.

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Ce soir, nous sommes fiers de distinguer Bob Toski, 97 ans, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, comme lauréat de notre trophée Heroes Among Us. Résident de Boca Raton, Bob a servi dans l'infanterie de l'armée américaine de 1944 à 1945 et a rejoint le PGA Tour en 1949 après sa carrière militaire. Comme golfeur, il a remporté en 1954…

Le chèque qui a fait de lui un professeur

Sa carrière d'enseignant ne vient pas d'une vocation mais d'une offre commerciale. Après le World Championship, on lui propose 50 000 dollars de plus pour passer l'année suivante à sillonner le pays et y animer cinquante démonstrations. Il accepte. Ces cinquante rendez-vous décideront des soixante-dix années qui ont suivi : entré chez Golf Digest en 1960, il anime les écoles du magazine de 1970 à 1990 et voit défiler des générations de joueurs — Tom Kite, Judy Rankin, Jane Blalock, Sally Little, Ken Duke, Birdie Kim ou Michelle Wie West. Il est entré au Hall of Fame de la PGA of America en 2013.

Ken Duke, qu'il a suivi pendant l'essentiel de sa carrière, résume l'effet Toski en une phrase : « Il a changé ma façon de swinguer. » Il ajoute, sur la mémoire que laissent ces séances : « Le truc, avec ses leçons, c'est qu'on ne les oublie pas. »

« Le swing commence dans les mains »

Sa méthode tient en quelques principes qu'il répète depuis soixante-dix ans, et que le magazine GOLF a ressortis de ses archives pour l'occasion. Le premier concerne le seul point de contact entre le joueur et le club.

Le swing commence dans les mains. À la seconde où vous tenez un club dans la main, vous avez le sentiment d'avoir le contrôle.

— Bob Toski

Le second relève moins de la technique que du caractère. Toski assume une pédagogie rugueuse : « J'exaspère mes élèves pour qu'ils jouent mieux. Ça s'appelle l'amour vache. » Judy Rankin, l'une de ses élèves les plus titrées, a décrit une méthode transformée « en une forme de spectacle ». Lui-même se voit en patriarche : « C'est pour ça qu'on m'appelle le Parrain. »

Ce qu'un golfeur de club peut en retenir

La distinction qu'il pose entre jouer et enseigner explique pourquoi il a duré plus longtemps derrière un élève que devant une balle : « Jouer est une compétence ; enseigner est un art. » Dans la lignée des grandes voix de l'instruction américaine — Lee Trevino disait reconnaître un vrai golfeur à sa façon de s'échauffer —, Toski a bâti sa réputation sur des notions simples : tenue du club, sensation, rythme, plutôt que sur des positions à copier. Ses leçons de petit jeu filmées pour Golf Digest sont restées des références d'entraînement et se regardent encore aujourd'hui sans une ride.

Les chiffres clés

  • 18 septembre 1926 : la naissance de Bob Algustoski à Haydenville, Massachusetts
  • 1,70 m pour 54 kg : le gabarit du joueur surnommé « Mighty Mouse »
  • 65 820 dollars : ses gains en 1954, meilleur total du PGA Tour cette saison-là
  • 50 000 dollars : le premier prix du World Championship of Golf 1954, puis le montant offert pour cinquante démonstrations
  • 5 : ses victoires sur le PGA Tour
  • 1970-1990 : les vingt années où il a dirigé les écoles de Golf Digest

Cent ans, dont soixante-dix à corriger des swings : le chiffre le plus parlant n'est pas dans son palmarès. Il est dans la phrase de Ken Duke, qui ne parle ni de titres ni de gains — « Tout ce que je sais, c'est qu'il a marqué énormément de professionnels, d'enseignants et de golfeurs amateurs. » Le surnom que lui avaient collé Sam Snead et ses contemporains aura fait moins de chemin que ses leçons.

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