Une avance consolidée malgré les turbulences
Wyndham Clark continue d'écrire son histoire à l'U.S. Open. Au terme du troisième tour disputé à Shinnecock Hills, l'Américain affiche six coups d'avance sur le reste du peloton — une marge qui, dans les conditions habituelles d'un U.S. Open, équivaut presque à une forteresse. Ce qui frappe dans cette performance, c'est moins la domination affichée que la capacité de Clark à encaisser les coups durs et à repartir de l'avant.
Le contexte de cette 126e édition à Southampton le rend encore plus remarquable. Shinnecock Hills, l'un des tracés les plus exigeants du circuit américain, ne fait de cadeau à personne. Clark avait déjà pris les commandes dès le premier tour, terminant cette ouverture avec un parcours aller solide — -3 en neuf trous du 10 au 18 — avant d'enchaîner birdie-birdie-eagle du 3 au 5 au retour. Un seul bogey au 2 avait entaché cette première sortie, ce qui, à Shinnecock, relève déjà de l'exploit.
Quatre coups d'avance à mi-parcours, six après 54 trous
À la mi-tournoi, après le deuxième tour, Clark comptait déjà quatre coups d'avance. Le même matelas qu'il affichait à l'issue du premier tour interrompu par la nuit. Cette régularité dans le leadership n'est pas anodine : tenir la tête à l'U.S. Open sur plusieurs jours consécutifs, c'est résister à une pression psychologique et physique que peu de joueurs savent gérer. Clark, lui, semble s'y alimenter.
Le troisième tour n'a visiblement pas dérogé à la règle. Malgré plusieurs occasions de lâcher prise — les sources évoquent de multiples situations périlleuses au cours du samedi — l'Américain a su préserver, voire creuser l'écart pour porter son avance à six coups. C'est cette irréductibilité, cette capacité à ne jamais s'effondrer quand le parcours lui tend des pièges, qui définit sa semaine.
Clark, déjà champion en titre, en quête d'un doublé historique
Le contexte biographique renforce l'enjeu. Selon les données disponibles, Wyndham Clark, 32 ans, natif de Denver et passé par l'Université de l'Oregon, a décroché son premier Major lors de l'U.S. Open 2023. Il cumule aujourd'hui quatre victoires sur le PGA Tour et plus de 33,9 millions de dollars de gains en carrière. Remporter un deuxième U.S. Open l'inscrirait dans une liste très sélective : Willie Anderson, Robert T. Jones Jr., Ben Hogan et Jack Nicklaus sont les seuls à avoir remporté le titre à quatre reprises — mais déjà, signer un doublé consacrerait Clark comme l'un des joueurs dominants de sa génération sur ce major particulier.
Dimanche, le verdict final
Avec six coups d'avance à l'entame du dernier tour, Clark part grand favori. Mais l'histoire de l'U.S. Open rappelle que Shinnecock Hills peut tout renverser en quelques trous. Ce dimanche 21 juin, le verdict tombera. Si Clark confirme, il rejoindra le cercle très fermé des doubles vainqueurs de l'U.S. Open dans l'ère moderne. Les chiffres sont de son côté. La question, c'est toujours la même à Southampton : le parcours aura-t-il son mot à dire ?
