La 20e édition aux Pays-Bas : l'Europe chez elle
On y est. Du 7 au 13 septembre 2026, le golf féminin par équipes s'installe à Bernardus Golf, à Cromvoirt dans le Brabant-Septentrional, aux Pays-Bas. C'est la 20e édition de la Coupe Solheim, et autant dire que le contexte est particulièrement chargé. Les États-Unis débarquent avec un objectif simple : décrocher un deuxième titre consécutif. L'Europe, elle, joue à domicile — un avantage psychologique réel dans ce format de matchplay par équipes où l'ambiance des tribunes peut tout changer.
Sur le plan historique, les chiffres donnent un léger avantage aux Américaines : sur 19 éditions disputées à ce jour, les États-Unis se sont imposés 11 fois, l'Europe 7 fois, et l'édition 2023 avait été partagée. Ce sont donc des adversaires au bilan très déséquilibré qui se retrouvent, mais l'Europe a montré lors des dernières décennies qu'elle savait parfaitement inverser la tendance quand les conditions lui sont favorables.
Les équipes : composition et capitaines
Du côté européen, c'est Anna Nordqvist qui assume le rôle de capitaine, épaulée par trois vice-capitaines : Caroline Hedwall, Mel Reid et Anne van Dam. La composition de l'équipe Europe repose sur les deux meilleures joueuses du classement LET Solheim Cup Points List, le reste étant complété par les choix du capitaine. Parmi les noms confirmés dans le groupe européen, on retrouve notamment Charley Hull (Angleterre), Lottie Woad (Angleterre), Maja Stark (Suède), Esther Henseleit (Allemagne), Celine Boutier (France), Linn Grant (Suède) ou encore Leona Maguire (Irlande). Pour les supporters français, la présence de Céline Boutier dans l'équipe est évidemment l'élément à suivre de près.
Côté américain, c'est Angela Stanford qui prend les rênes de la sélection. Le système de qualification est légèrement différent : les sept meilleures joueuses du classement LPGA points list obtiennent leur place automatiquement, les sélections du capitaine complétant ensuite l'effectif. Une structure qui garantit que les meilleures joueuses du circuit américain seront présentes sur le parcours de Bernardus Golf.
L'affaire Charley Hull : tempête dans un verre d'eau
Avant même le coup d'envoi des matchs, la semaine a failli être perturbée par une rumeur concernant Charley Hull. L'Anglaise, l'une des figures les plus populaires du golf féminin européen, avait manqué la séance d'entraînement du mardi matin, alimentant immédiatement les spéculations. Ses capitaines ont rapidement mis les choses au point, qualifiant d'infondée la version qui circulait sur les réseaux sociaux. Une anecdote révélatrice de l'appétit médiatique que génère désormais la Coupe Solheim, et de la pression qui pèse sur chaque membre des deux équipes dès leur arrivée aux Pays-Bas.
Où et comment regarder la Coupe Solheim en France
Pour les fans français, voici l'essentiel. La compétition est diffusée sur Canal+ Sport et Golf+. Les diffusions sont réparties sur toute la semaine du 7 au 13 septembre. À titre d'exemple, Canal+ Sport proposait une diffusion le jeudi 10 septembre à 17h00, puis le vendredi 11 septembre à 15h35 pour une session d'environ 70 minutes. La journée du dimanche 13 septembre — la grande finale des singles — est diffusée à partir de 12h35 sur Canal+ Sport, puis reprise sur Golf+ à 19h32 et de nouveau le 14 septembre à 13h pour ceux qui veulent revoir les temps forts.
Le conseil de Sébastien : ne ratez pas les sessions du dimanche. Dans un format Coupe Solheim, les singles du dernier jour sont systématiquement les plus dramatiques. C'est là que tout se joue, match par match, et que les comebacks les plus fous se produisent. Avec 28 matchs au total sur l'ensemble de la semaine, chaque point compté peut faire basculer l'issue finale.
Le format et les enjeux de la semaine
Pour rappel aux néophytes : la Coupe Solheim se dispute en matchplay par équipes, avec des sessions de foursomes et de fourballs sur les deux premiers jours, avant les singles du dimanche qui mettent aux prises les 12 joueuses de chaque camp en duel individuel. Au total, 28 matchs sont disputés sur l'ensemble de la compétition selon le format officiel de cette 20e édition.
L'enjeu pour l'Europe est clair : regagner la Coupe sur son propre continent, devant un public qui lui sera acquis. L'avantage du terrain est loin d'être négligeable dans une épreuve où la pression mentale joue un rôle aussi important que le niveau technique. Pour les États-Unis, conserver le trophée serait une confirmation de leur domination actuelle sur le golf féminin mondial. La semaine promet d'être intense. Les chiffres de l'histoire sont du côté américain, mais la géographie, elle, sourit à l'Europe.
