Une édition de The Open sous les projecteurs
The Open Championship 2026 à Royal Birkdale a déjà livré son lot de moments forts et de tensions, avec Bryson DeChambeau au cœur de l'attention comme il sait si bien l'être. L'Américain, habitué aux tournois à rebondissements, a traversé une édition en dents de scie qui rappelle ses aventures lors de la précédente édition de The Open, où il avait réalisé l'un des retournements les plus spectaculaires du circuit.
On se souvient notamment de sa performance lors du British Open 2025 : après un 78 (+7) catastrophique au premier tour, classé 147e, DeChambeau avait bondi de près de 100 places au classement en se relevant remarquablement au deuxième tour. « Je suis fier de la façon dont je me suis relevé aujourd'hui », avait-il déclaré à l'époque. C'est cette capacité de résilience qui définit le personnage — et qui rend chacune de ses apparitions dans un Major particulièrement scrutée.
Un profil hors-norme, des performances qui font débat
DeChambeau, actuellement classé 7e mondial à l'OWGR, reste l'un des joueurs les plus polarisants du golf mondial depuis son passage sur LIV Golf. Double vainqueur de l'US Open (2020, 2024) et fort de 7 victoires sur le PGA Tour au cours de sa carrière, il a prouvé à maintes reprises sa capacité à performer dans les grands rendez-vous. Sa victoire en playoff face à Jon Rahm lors d'un événement LIV en Afrique du Sud a encore renforcé sa réputation de joueur à sang-froid dans les moments décisifs.
Lors de cette édition de The Open Championship 2026 à Royal Birkdale, DeChambeau a livré une performance contrastée. Les conditions du links de la côte nord-ouest de l'Angleterre, réputé pour sa sévérité et ses caprices météorologiques, n'ont épargné aucun des grands noms engagés dans cette 154e édition du plus ancien Major du golf. À titre de comparaison, c'est Scottie Scheffler qui avait dominé la précédente édition de The Open engageant des joueurs LIV, s'imposant avec huit coups d'avance sur ses poursuivants.
Royal Birkdale, creuset de toutes les tensions
Au-delà des performances individuelles, cette édition illustre la pression extrême que génère un Major en links. Royal Birkdale n'a pas manqué de révéler les nerfs à vif des compétiteurs. Jon Rahm, lui-même en quête de résultats après avoir dominé à Mexico City sur le circuit LIV, fait partie des grands noms dont les résultats sont attendus trou après trou à chaque journée de compétition.
Le format du cut dans un Major de cette envergure — la 154e édition de The Open Championship — laisse peu de marge aux joueurs en difficulté. Chaque coup compte, chaque décision arbitrale peut faire basculer une semaine entière. C'est précisément cette densité compétitive qui rend ces événements si captivants pour les suiveurs du golf mondial, et si éprouvants pour les acteurs eux-mêmes.
Un week-end encore ouvert
La suite du tournoi s'annonce aussi passionnée qu'incertaine. DeChambeau, avec sa capacité démontrée à rebondir — rappelons ce bond de 100 places au classement lors du British Open 2025 — n'est jamais à exclure d'une remontée spectaculaire. Les conditions de jeu à Royal Birkdale, les rebonds du links et la pression d'un Major ont déjà produit quelques-unes des histoires les plus marquantes de l'histoire du golf. Ce week-end pourrait en écrire de nouvelles.
Pour les amateurs de golf francophone, suivre DeChambeau dans un Major reste toujours un exercice à part : on ne sait jamais si le show sera technique, émotionnel, ou carrément inédit. Ce qui est sûr, c'est que l'Américain ne laisse personne indifférent — et que Royal Birkdale, terrain de légendes, est le cadre idéal pour que la prochaine page de sa carrière s'écrive.
