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Tony Finau expérimente une technique de putting révolutionnaire avec un broomstick et une prise atypique à Quail Hollow, malgré sa récente amélioration au putting qui l'a hissé à la 18e place du circuit.

Tony Finau expérimente une technique de putting révolutionnaire à Quail Hollow

Tony Finau expérimente une technique de putting révolutionnaire avec un broomstick et une prise atypique à Quail Hollow, malgré sa récente amélioration au putting qui l'a hissé à la 18e place du circuit.

Une renaissance au putting mise à l'épreuve

Tony Finau traverse une belle résurrection au putting en 2026. Après avoir adopté un putter Ping Scottsdale Tec Ally Blue au printemps, le six fois vainqueur du PGA Tour a grimpé à la 18e place du circuit en moyenne de putting et gagne des coups sur les greens pour la première fois depuis 2022. Cette amélioration spectaculaire a redonné confiance à l'Américain, qui avait longtemps été considéré comme l'un des meilleurs frappeurs du circuit handicapé par un putting défaillant.

Pourtant, à l'approche de la Truist Championship à Quail Hollow Club, Finau a décidé de tenter quelque chose d'inhabituel : expérimenter un putter broomstick, ces putters d'une longueur non conventionnelle qui divisent le monde du golf depuis des décennies.

Le défi particulier de Quail Hollow

Ce choix d'expérimentation n'est pas anodin compte tenu du parcours qui l'attend. Quail Hollow Club, situé à Charlotte en Caroline du Nord, est réputé pour ses greens rapides et ondulés qui ont déjà mis à mal les meilleurs putteurs du monde. Le parcours, qui accueille le championnat pour la deuxième fois de son histoire après 2017, présente des surfaces particulièrement exigeantes où la moindre imprécision se paie cash.

Les greens bermuda de Quail Hollow sont connus pour leur grain marqué et leurs pentes subtiles mais traîtresses. De nombreux joueurs ont vu leurs espoirs s'envoler sur ces surfaces, ce qui explique peut-être pourquoi Finau cherche une solution radicale malgré ses récents progrès.

Une technique de prise révolutionnaire

Ce qui rend cette expérimentation encore plus surprenante, c'est la manière dont Finau tient le club. Au lieu de la prise standard avec le coude supérieur pointé vers le trou et ancré à la poitrine - technique popularisée par des joueurs comme Webb Simpson ou Keegan Bradley avant l'interdiction de l'ancrage - le golfeur américain a opté pour une rotation externe de l'avant-bras, le pouce pointant vers le bas du grip, en direction de la balle.

Cette prise atypique défie les conventions établies du putting au broomstick. Traditionnellement, ces putters longs sont conçus pour créer un mouvement pendulaire stable en limitant l'action des poignets. La méthode de Finau semble aller à l'encontre de cette philosophie, introduisant potentiellement plus de variables dans le mouvement.

"Le putter a été bon et mauvais, plutôt inconsistant. C'est quelque chose auquel j'ai pensé, quelque chose que je n'ai jamais vraiment testé à fond. Avec ma semaine off, c'était le moment de vraiment donner une chance à ça", explique Finau.

Une fenêtre d'opportunité limitée

Malgré cette approche novatrice, le joueur reconnaît que cette prise n'a jamais vraiment senti naturelle, même comparée à la méthode traditionnelle du broomstick. Cette expérimentation intervient après une semaine de repos pour Finau, qui voit cette pause comme l'opportunité idéale pour tester une approche complètement nouvelle face à des années d'inconsistance au putting.

Le timing de cette expérimentation interroge. Alors que Finau connaît ses meilleurs résultats au putting depuis des années, pourquoi risquer de perturber cette dynamique positive ? La réponse réside peut-être dans l'histoire douloureuse du joueur avec le putting, qui l'a privé de victoires majeures malgré un jeu long exceptionnel.

L'enjeu psychologique

Au-delà de l'aspect technique, cette démarche révèle la quête perpétuelle de Finau pour trouver LA solution qui lui permettra de franchir un cap. À 37 ans, l'Américain sait que le temps presse pour décrocher une victoire majeure, objectif qui lui échappe depuis le début de sa carrière malgré de nombreuses occasions.

Cette expérimentation à Quail Hollow, devant les 25 000 à 35 000 spectateurs attendus chaque jour, représente un pari risqué mais potentiellement payant. Si la méthode fonctionne sur les greens redoutables de Charlotte, elle pourrait révolutionner l'approche du putting de l'un des joueurs les plus talentueux de sa génération.

Joueurs mentionnés

Tournoi

Truist Championship
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