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Du 72 crispé de Riviera au 61 d'Asheville, deux façons de gagner

Bridgeman a gagné deux fois cette saison, jamais de la même manière

Du 72 crispé de Riviera au 61 d'Asheville, deux façons de gagner

Vainqueur du Biltmore Championship dimanche avec un dernier tour en 61, Jacob Bridgeman a signé une deuxième victoire en tout point opposée à la première, arrachée en février au Genesis Invitational.

Riviera, en février : gagner en s'accrochant

Six coups d'avance au départ du dernier tour, et une arrivée au 18 dans un tout autre état d'esprit. Pour sa première victoire sur le PGA Tour, au Genesis Invitational — le tournoi hôte de Tiger Woods, au Riviera Country Club —, Jacob Bridgeman avait rendu une carte de 72, un coup au-dessus du par, pour terminer à 18 sous le par. Juste assez pour devancer d'un coup Rory McIlroy et Kurt Kitayama, deuxièmes ex æquo.

L'Américain n'a jamais caché que cette fin de parcours lui avait filé entre les doigts. « Je m'étais imaginé remonter ce trou avec quatre coups d'avance, en sachant que j'avais gagné. Malheureusement pour moi, ce n'était qu'un coup d'avance, et c'est devenu beaucoup plus stressant », racontait-il. Le froid a fait le reste : « Je ne sentais même plus mes mains sur les deux derniers greens. » Et ce résumé, pour la postérité : « Je pensais que ça allait être beaucoup plus facile. C'était honnêtement facile jusqu'à ce que j'arrive au 16, et là c'est devenu très dur. »

Asheville, en septembre : gagner en attaquant

Sept mois plus tard, au Cliffs at Walnut Cove, le scénario s'est inversé de bout en bout. Bridgeman a entamé le dernier tour cinq coups derrière Neal Shipley et l'a bouclé en 61, dix sous le par. Trois birdies sur ses quatre premiers trous, un eagle au 8, un aller en 30 : l'essentiel était fait avant le demi-tour. Un birdie rentré au 17 lui a donné deux coups d'avance, qu'il a gardés jusqu'au drapeau pour finir à 26 sous le par, devant Ben James. Les 900 000 dollars du vainqueur sont allés avec.

Cette fois, il a aussi senti le public de son côté. « J'ai eu l'impression d'avoir du monde avec moi toute la journée. Ils me soutenaient, tout simplement. Ça a entretenu l'élan », explique-t-il. Le contraste avec février est net, et c'est lui qui le pose : « Los Angeles était un événement tellement en vue. J'avais le sentiment que tout était contre moi. »

Le seul point commun

Entre un 72 défensif et un 61 offensif, entre un tournoi où il se sentait seul et un dernier tour porté par les spectateurs, entre le froid de février et la douceur de septembre, Bridgeman ne relève qu'une constante entre ses deux titres, et elle tient en trois mots : « Les mêmes greens. » Du poa annua à Riviera comme en Caroline du Nord : la même surface sous le putter, d'un bout à l'autre de la saison. Pour le reste, tout a changé.

Les chiffres clés

  • 72 : son dernier tour au Genesis Invitational, un coup au-dessus du par
  • 61 : son dernier tour au Biltmore Championship, dix sous le par
  • 6 : les coups d'avance qu'il comptait avant le dernier tour à Riviera
  • 5 : les coups de retard qu'il accusait avant le dernier tour à Asheville
  • -26 : son total final en Caroline du Nord, deux coups devant Ben James

Cap sur Medinah

La suite arrive vite, et elle est d'un autre ordre. Bridgeman figure parmi les choix du capitaine Brandt Snedeker pour la Presidents Cup qui s'ouvre jeudi à Medinah, près de Chicago, sept mois après sa première victoire sur le circuit. « Très impatient pour la Presidents Cup la semaine prochaine. Je suis très satisfait de la façon dont je joue », glissait-il dimanche. Reste à savoir lequel des deux Bridgeman se présentera dans l'Illinois. En France, la compétition est à suivre sur Canal+ Sport et Golf+.

Où regarder en France

Diffusion :Canal+ SportGolf+

Horaires détaillés à venir dans le guide TV.

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