le19.golf
Guerrier se sépare de Jacquelin avant sa troisième finale de la Race to Dubai

Julien Guerrier quitte Raphaël Jacquelin et cherche « un autre discours »

Guerrier se sépare de Jacquelin avant sa troisième finale de la Race to Dubai

Julien Guerrier a mis fin à trois années de travail avec Raphaël Jacquelin, à la veille de l'Open d'Espagne et à cinq semaines d'une finale de la Race to Dubai qu'il aborde en meilleur Français du classement.

« J'ai ressenti le besoin de changer »

C'est au Golf Club de Lyon, en marge d'un pro-am, que Julien Guerrier a expliqué sa décision. Elle n'a rien d'un coup de sang : le Français a laissé ses statistiques parler pendant des mois avant de trancher.

À partir du moment où je voyais que côté stats, ça n'allait pas forcément dans le bon sens, que je ne réussissais pas à avoir les trajectoires et les contrôles que je voulais, il me fallait faire des choix. Et j'ai ressenti le besoin de changer, d'avoir un autre discours.

Le Rhodanien d'adoption, qui garde depuis quinze ans une maison à Cailloux-sur-Fontaine mais vit désormais à Dubaï, n'a pas encore de nom à annoncer. Il cherche, dit-il, « quelqu'un dont les compétences puissent convenir à mon fonctionnement », et assure avoir « quelques pistes ». La porte reste d'ailleurs entrouverte : il n'exclut pas de retravailler un jour avec celui qu'il appelle « Raph' ».

Une saison en montagnes russes

Les chiffres expliquent l'agacement. Vingt-deux tournois disputés, huit cuts manqués : pour un joueur de 41 ans qui a mis dix-neuf ans à gagner son premier titre sur le circuit, la régularité n'est pas un détail. Une blessure au dos en mai a laissé des traces, physiques puis mentales, et le classement mondial a dévissé.

Les chiffres clés

  • 22 tournois joués en 2026, pour 8 cuts manqués
  • 4 tops 10, dont 2 podiums
  • 14e au Golf National, son meilleur résultat de la saison
  • 27e de la Race to Dubai, meilleur Français qualifié pour la finale
  • De la 115e à la 232e place mondiale depuis le début de l'année

Le paradoxe, c'est que ce bilan dont il n'est pas satisfait lui ouvre quand même les portes de Dubaï : quatre tops 10, deux podiums, et une quatorzième place à l'Open de France fin septembre, où il avait lancé sa semaine tambour battant.

Chargement du tweet...
🇫🇷traduction du tweet

-3 après 5 trous 🔥 Julien Guerrier démarre très fort son Open national. #FedExOpenDeFrance

Un écho à neuf trous

Les deux hommes avaient au moins une ligne commune sur leur carte de visite. Né à Lyon en 1974, Raphaël Jacquelin a remporté quatre titres sur le circuit européen, dont l'Open d'Espagne 2013 au terme d'un play-off à trois qui avait duré neuf trous, un record égalé à l'époque. Onze ans plus tard, Guerrier décrochait son premier titre au bout d'un play-off de neuf trous, lui aussi, face à l'Espagnol Jorge Campillo, à l'Estrella Damm N.A. Andalucía Masters.

Dix-neuf ans séparaient ce premier succès de ses débuts sur le circuit, en 2005. De quoi relativiser l'urgence : Guerrier n'a jamais rien eu de précoce, et il ne fixe pas la fin de sa carrière avant 2030. S'il dépasse cette date, explique-t-il, ce sera le signe qu'il figure souvent dans le haut des classements.

Quatre tournois pour confirmer

Le calendrier ne laisse pas de place au doute : l'Open d'Espagne cette semaine, le DP World India Championship du 15 au 18 octobre, l'Abu Dhabi HSBC Championship du 5 au 8 novembre, puis la finale de Dubaï du 12 au 15 novembre. Ce sera sa troisième, après 2023 et 2024.

À Club de Campo Villa de Madrid, il fait partie des treize francophones engagés, comme le détaille notre tour d'horizon de la semaine. Il y arrive sans entraîneur attitré, pour la première fois depuis trois ans — et avec un mois pour transformer un classement flatteur en saison réussie.

En France, Golf+ diffuse les quatre tours de l'Open d'Espagne, à partir de jeudi 14 heures.

Joueurs mentionnés

Partager cet article

À lire aussi