Une victoire qui fait du bruit
Michael La Sasso a bouclé sa première saison professionnelle de la plus belle des manières en remportant la finale de la LIV Golf Finale à Indianapolis. Un résultat saisissant pour un joueur qui, il y a encore quelques mois, était champion amateur NCAA et renonçait à une invitation au Masters pour sauter le pas vers le golf professionnel. La trajectoire est vertigineuse.
Le classement final de l'événement d'Indianapolis place La Sasso en tête, devant Jon Rahm (Legion XIII) et Bryson DeChambeau (Crushers GC) à égalité troisième. Autrement dit, le rookie de la saison bat deux des noms les plus pesants du circuit lors du tournoi de clôture. Ce n'est pas anodin.
Un rookie pas comme les autres
Pour bien mesurer ce que représente La Sasso, il faut rappeler quelques chiffres. Champion NCAA Division I 2025 à 11 sous le par lors de la finale à Omni La Costa, il affichait la moyenne de score la plus basse de l'histoire du programme d'Ole Miss sur une saison : 69.48. C'est sur ces bases qu'il avait été classé 13e amateur mondial au moment de sa signature avec LIV Golf en janvier 2026.
Intégré aux HyFlyers GC de Phil Mickelson aux côtés de Brendan Steele et Cameron Tringale, il avait fait ses débuts sur le circuit à Riyadh. Six mois plus tard, il signe sa première victoire professionnelle sur le dernier événement de la saison. Un seul mot : efficace.
LIV Golf en mode incertitude
Mais la victoire de La Sasso intervient dans un contexte particulier pour la ligue. LIV Golf aborde son intersaison dans un flou qui va bien au-delà des résultats sportifs. Les enjeux autour de l'avenir du circuit, de son positionnement face aux circuits traditionnels et de ses perspectives de développement restent entiers. Au classement individuel de la saison, Jon Rahm domine avec 1057,54 points, devant Bryson DeChambeau (788,70 pts) et Joaquin Niemann (565,1 pts). La Sasso, lui, aura au moins marqué les esprits en clôturant le calendrier en beauté.
Ce qui est certain, c'est que la ligue a trouvé en La Sasso un argument de communication idéal : un jeune de 22 ans, sorti directement du circuit universitaire américain, qui gagne dès sa première saison. Pour LIV, dans une période où chaque signal positif compte, ce n'est pas négligeable.
