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LIV Golf cherche des investisseurs après la perte du soutien saoudien. Jon Rahm, double champion LIV, a évoqué la question au Scottish Open.

LIV cherche des investisseurs : Rahm dans la partie ?

LIV Golf cherche des investisseurs après la perte du soutien saoudien. Jon Rahm, double champion LIV, a évoqué la question au Scottish Open.

Le retour d'un exilé et une question qui brûle les lèvres

Jon Rahm était de retour cette semaine au Genesis Scottish Open au Renaissance Club, et visiblement, les journalistes n'avaient pas que le golf en tête. Au milieu des questions sur sa forme et le parcours remanié d'East Lothian, une autre interrogation s'est glissée dans les conférences de presse : l'Espagnol pourrait-il devenir investisseur dans LIV Golf ?

Ce qu'il faut comprendre, c'est que la question n'est pas anodine. LIV Golf traverse une période de turbulences financières après la perte du soutien du PIF saoudien — le fonds souverain qui avait jusque-là ouvert les vannes pour financer la ligue. La structure a besoin de nouveaux capitaux, et les regards se tournent naturellement vers ses stars les plus emblématiques.

Rahm, champion LIV… et potentiel actionnaire ?

Rappelons que Jon Rahm n'est pas n'importe qui dans cet écosystème. Champion individuel de la saison LIV 2025 pour la deuxième année consécutive, capitaine de l'équipe LEGION XIII, l'Espagnol est sans doute le visage le plus bankable de la ligue dissidente. Si quelqu'un avait les moyens — et la légitimité symbolique — de mettre la main au portefeuille, c'est bien lui.

Lors du Scottish Open, Rahm a abordé la question de son implication potentielle dans la restructuration financière de LIV. Sans pour autant confirmer quoi que ce soit, le simple fait qu'il ait accepté d'en parler publiquement suffit à alimenter les spéculations. Et dans le monde du golf, on sait que quand un joueur de son calibre ne dément pas fermement, il y a souvent une raison.

Un tournoi pour se reconnecter au circuit traditionnel

Ce qui est fascinant dans ce retour au Scottish Open, c'est le symbole qu'il représente. Le Genesis Scottish Open est un tournoi co-sanctionné PGA Tour / DP World Tour — exactement le terrain de jeu que Rahm avait quitté en rejoignant LIV fin 2023. Le revoir sur ce parcours, à quelques jours de The Open Championship, c'est un rappel que les frontières entre les deux mondes ne sont peut-être pas aussi imperméables qu'on le croyait.

Et pendant ce temps, LIV cherche des fonds. Le timing n'est pas anodin : une semaine de visibilité maximale, à la veille d'un Major, avec les caméras du monde entier braquées sur l'Écosse. Si Rahm avait un message à faire passer sur l'avenir de la ligue, difficile de trouver meilleure tribune.

Mon angle là-dessus

Franchement ? Je trouve cette histoire passionnante, même si elle reste pour l'instant au stade de la spéculation. LIV Golf sans financement saoudien garanti, c'est un modèle économique qui doit se réinventer — et vite. Que ses propres champions soient sollicités pour devenir parties prenantes, c'est soit le signe d'une vraie maturité de la ligue qui veut s'affranchir de la dépendance au PIF, soit le signal d'une certaine forme de panique. Les deux ne sont pas forcément incompatibles.

Ce qui est sûr, c'est que Jon Rahm n'a pas dit non. Et dans ce feuilleton géopolitico-golfique qui n'en finit plus, ça compte.

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