Un optimisme affiché, mais assorti d'un avertissement
Scott O'Neil ne fait pas dans la langue de bois. Le PDG de LIV Golf a pris la parole publiquement pour afficher sa confiance dans l'avenir du circuit, tout en lançant un signal d'alarme sur le calendrier : la fenêtre pour finaliser de nouveaux investissements serait, selon ses propres termes, «très compressée». Ce n'est pas rien venant du patron de la ligue elle-même.
L'équation est connue : LIV Golf brûle des liquidités à un rythme soutenu, et la question du modèle économique à long terme reste entière. O'Neil semble vouloir rassurer tout en jouant la transparence — un exercice d'équilibriste délicat dans un contexte où les rumeurs sur la santé financière du circuit se multiplient.
Un accord annoncé début août, mais des questions qui persistent
Selon plusieurs sources, un accord avec un investisseur aurait été annoncé début août — une nouvelle présentée comme un signe encourageant pour la pérennité du circuit. Mais la communication d'O'Neil elle-même suggère que rien n'est encore totalement bouclé. Parler de «calendrier très serré» après l'annonce d'un accord, c'est reconnaître implicitement que des étapes critiques restent à franchir.
Le PDG avait également tenu à recadrer les rumeurs les plus alarmistes, les qualifiant de «pièges à clics» lors d'une conférence de presse. Un discours défensif qui traduit la nervosité ambiante autour du dossier financier de LIV.
Un circuit sous pression, mais pas encore à l'arrêt
Du côté des joueurs, l'ambiance reste volontairement positive. Bryson DeChambeau, l'une des têtes d'affiche du circuit, continue de défendre publiquement le modèle du golf par équipe et sa capacité à faire rayonner le sport à l'international. Des figures comme lui ont trop investi — sportivement et financièrement — dans l'aventure LIV pour lâcher le morceau facilement.
Pascal Grizot, président de la FFGolf, s'est lui-même rendu à Riyad pour rencontrer les responsables du circuit, ce qui témoigne d'un intérêt institutionnel français pour l'évolution du dossier. Son sentiment sur place : la fin du LIV n'est pas pour demain.
Ce qu'il faut surveiller
La prochaine échéance de financement sera déterminante. Si O'Neil parle de calendrier compressé en août 2026, c'est que les semaines à venir pourraient apporter des clarifications — dans un sens ou dans l'autre. Le golf mondial observe, entre soulagement prudent et scepticisme structurel. LIV a survécu à plus d'une tempête médiatique, mais la question du modèle économique viable reste, à ce stade, sans réponse définitive.
