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Yasir Al-Rumayyan, figure du PIF et fondateur de la LIV, aperçu en VIP à Bedminster alors que le circuit saoudien fait face à une menace de retrait de financement.

LIV Golf : le patron saoudien part aussi discrètement qu'il est arrivé

Yasir Al-Rumayyan, figure du PIF et fondateur de la LIV, aperçu en VIP à Bedminster alors que le circuit saoudien fait face à une menace de retrait de financement.

Une présence qui en dit long

Il était là, parmi les VIP, à regarder le spectacle une dernière fois. Yasir Al-Rumayyan, le visage du Public Investment Fund (PIF) et figure de proue de la LIV Golf depuis ses origines, a été aperçu dans les tribunes VIP de l'événement de Bedminster — celui-là même qui s'est conclu par la victoire de Joaquin Niemann à -13, devant Harold Varner III (-12) et Lee Westwood (-9). Une apparition qui, à la lumière des dernières informations, prend une tout autre dimension.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que la présence d'Al-Rumayyan à Trump National Bedminster n'est pas anodine. Selon un rapport du Wall Street Journal relayé massivement ces derniers jours, le PIF saoudien s'apprêterait à couper le robinet financier qui alimente la LIV Golf. Autrement dit : celui qui a un jour décidé de bouleverser le monde du golf avec des centaines de millions de dollars était là, en tribune, pour ce qui ressemble fort à une sorte d'adieu symbolique.

LIV sous pression existentielle

Rappelons que la LIV Golf a vu le jour en 2022 avec un argument massue : des prize money indécents, des garanties contractuelles et une promesse de révolutionner le golf professionnel. Al-Rumayyan en était l'architecte, le défenseur, presque l'évangéliste. Et aujourd'hui, le circuit qu'il a contribué à faire naître se retrouve face à ce que certains n'hésitent plus à qualifier de menace existentielle.

La réaction au sein du circuit ne s'est pas fait attendre. Bryson DeChambeau a réuni l'ensemble des membres de la LIV pendant plus de 90 minutes à Bedminster, une réunion décrite comme sans annonces concrètes — un « no update » qui, en soi, est déjà un signal. De son côté, le CEO Scott O'Neil a envoyé un mémo à ses équipes assurant que la saison se poursuit « à plein régime ». Ce genre de communication de crise, on le sait bien, accompagne rarement les périodes de sérénité.

Bedminster, théâtre d'un tournant

Il y a quelque chose d'un peu cinématographique dans cette scène : le circuit qui a fait trembler le golf mondial tient son événement de LIV Golf Bedminster comme si tout allait bien — et ça se termine sur la victoire de Niemann, pendant qu'en coulisses, les questions sur l'avenir du projet s'accumulent. C'est le neuvième événement confirmé de la saison 2026, et personne ne sait encore combien d'autres suivront dans les années à venir.

On apprend par ailleurs que le Team Championship de fin de saison, habituellement disputé à Doral, serait transféré en Arabie Saoudite en novembre. Un retour aux sources, ou un repli stratégique ? La frontière est mince.

Mon avis : la fin d'un cycle

Personnellement, je reste fasciné par la trajectoire de cette ligue. Née dans la polémique, accusée de « sportwashing », boycottée par certains, adorée par d'autres — la LIV a au moins réussi une chose : forcer le golf professionnel à se remettre en question. Que son principal bailleur de fonds s'éclipse aussi discrètement qu'il est entré dans la danse, c'est presque la métaphore parfaite de toute cette aventure. Bruyante à l'entrée, incertaine à la sortie.

L'histoire de la LIV Golf est loin d'être terminée — mais elle entre clairement dans un nouveau chapitre. Et ce chapitre-là, on va le suivre de très près.

ParWilliam
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