Un cumul éprouvant à mi-campagne
Anna Nordqvist l'admet sans détour : assumer simultanément le rôle de joueuse et celui de capitaine de l'équipe Europe pendant la campagne de qualification pour la Solheim Cup s'avère bien plus exigeant qu'elle ne l'anticipait. La Suédoise de 39 ans, qui disputait déjà sa neuvième Solheim Cup en tant que joueuse, a confié avoir été littéralement « écrasée » par ce double engagement.
L'exercice n'est pas anodin. En pleine saison LPGA, il faut à la fois gérer son propre jeu, ses résultats, sa préparation physique — tout en surveillant les points de qualification, en communiquant avec les joueuses potentielles et en prenant des décisions d'équipe. Anna Nordqvist a visiblement mesuré sur le terrain l'ampleur de la tâche.
Une saison 2026 en demi-teinte sur le plan personnel
Les chiffres de sa saison en cours illustrent les effets de cette charge mentale et logistique. En 13 départs cette année sur le LPGA Tour, Nordqvist affiche 8 cuts passés et une seule top 10. À titre de comparaison, ses résultats dans les Majeurs en 2026 restent modestes : un cut manqué au Chevron Championship, une 31e place à l'US Women's Open. Difficile de se battre au plus haut niveau quand une partie de l'énergie mentale est mobilisée ailleurs.
Un événement historique à préparer
L'enjeu est pourtant immense. La Solheim Cup 2026 sera la 20e édition de la compétition, prévue du 7 au 13 septembre à Bernardus Golf, à 's-Hertogenbosch (Den Bosch), aux Pays-Bas. Un rendez-vous historique pour lequel Nordqvist a été désignée capitaine, elle qui compte 3 titres en Majeurs à son palmarès — le LPGA Championship 2009, l'Evian Championship 2017 et l'US Women's Open.
Du côté du classement européen de qualification, Charley Hull occupe actuellement la première place du LET Solheim Cup Points List, suivie de Chiara Tamburlini. Les deux premières du classement LET obtiennent leur qualification automatique. C'est précisément dans ce contexte que le rôle de capitaine-joueuse prend toute sa complexité : Nordqvist doit à la fois observer ses concurrentes potentielles au classement et décider, le moment venu, de ses picks de capitaine.
Un précédent rare, un défi assumé
Être joueuse-capitaine n'est pas une configuration fréquente dans l'histoire de la Solheim Cup. Le bilan historique de la compétition — 11 victoires américaines pour 7 européennes en 19 éditions, plus un match partagé en 2023 — rappelle que l'Europe reste derrière dans la balance générale. Nordqvist, qui a vécu cette compétition des deux côtés du vestiaire, sait mieux que personne ce que représente l'événement. Reste à savoir si elle parviendra à dissocier suffisamment les deux casquettes d'ici septembre.
