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Ryan Fox champion à Royal Birkdale, Jordan Spieth absent le week-end : le bilan de l'Open 2026 côté classements et tendances.

Open 2026 : Ryan Fox sacré, Spieth au creux de la vague

Ryan Fox champion à Royal Birkdale, Jordan Spieth absent le week-end : le bilan de l'Open 2026 côté classements et tendances.

Fox au sommet, Birkdale comme cadre d'un sacre historique

Le rideau est tombé sur le 154e Open Championship à Royal Birkdale, et le golf mondial a un nouveau visage à célébrer : Ryan Fox. Le Néo-Zélandais s'est offert le Claret Jug en dominant la semaine sur les dunes du Merseyside, devenant Champion Golfer of the Year et inscrivant son nom dans la longue liste des vainqueurs de la plus ancienne des compétitions majeures. Pour un joueur dont la carrière sur le DP World Tour et le circuit australasien ne laissait pas forcément présager un tel destin à Birkdale, c'est un tournant majeur — au sens propre comme au sens figuré.

Ce titre n'arrive pas de nulle part. En 2026, Fox affiche déjà 14 cuts passés sur 16 départs et 8 top-25 sur le PGA Tour avant cet Open. La régularité était là. La confirmation éclatante aussi. Au total, ses victoires sur le circuit s'élèvent désormais à 3 titres sur le PGA Tour en carrière, pour des gains cumulés dépassant 12,4 millions de dollars. Mais aucune de ces victoires ne ressemble à celle-là.

Un Major qui redistribue les cartes dans les classements

Un Open Championship, c'est bien plus qu'un trophée en argent. C'est une injection massive de points au classement mondial, une qualification automatique pour les grands rendez-vous futurs, et une revalorisation immédiate dans la hiérarchie du jeu. Pour Fox, qui évoluait jusqu'ici dans l'ombre des noms les plus bankables du circuit mondial, ce sacre représente un bond considérable. Le prize money associé à une victoire en Major positionne le Néo-Zélandais dans une toute autre catégorie économique et symbolique.

Royal Birkdale a une fois de plus démontré pourquoi ce parcours du Lancashire fait partie des venues les plus exigeantes du links golf. Le vent, les rough impitoyables et les greens capricieux ont fait le tri tout au long de la semaine. Bryson DeChambeau avait été signalé en bonne position lors des premiers tours, tout comme Sam Burns, mais c'est finalement Fox qui a su maintenir sa concentration jusqu'au bout. Le parcours a son histoire : en 2017, c'est Jordan Spieth qui y avait décroché son troisième et dernier titre du Grand Chelem.

Spieth : l'absence qui parle d'elle-même

Et justement, parlons de Jordan Spieth. Neuf ans après son triomphe sur ce même Birkdale, l'Américain de Dallas n'était tout simplement pas dans le tableau final ce week-end. Selon les informations disponibles, Spieth a passé le week-end en dehors du tournoi — ce qui, à 32 ans et avec 13 victoires sur le PGA Tour et 68,6 millions de dollars de gains officiels en carrière, constitue un signal préoccupant.

Car Spieth, c'est un compteur de victoires bloqué à zéro en 2026. Aucun titre cette saison. L'homme qui avait semblé revenu au plus haut niveau ces dernières années traverse manifestement une période de disette. Retourner à Birkdale sans figurer dans la course pour le titre, sur un terrain où il reste l'un des vainqueurs les plus récents de l'histoire, dit beaucoup sur l'état actuel de son jeu. La question n'est plus de savoir si Spieth peut gagner un quatrième Major — elle est de savoir quand il retrouvera la régularité qui lui permettra d'y prétendre.

Ce que cet Open nous dit du golf mondial en 2026

La victoire de Fox s'inscrit dans une tendance que l'on observe depuis quelques années sur le circuit : les outsiders relatifs — ceux qui ne font pas la couverture des magazines chaque semaine — profitent des Majors pour s'affirmer définitivement. Shane Lowry en 2019, Francesco Molinari en 2018 : Birkdale et ses alentours linksland semblent avoir une appétence particulière pour les vainqueurs qui surprennent, au moins en partie, les pronostics.

Pour le golf néo-zélandais, ce titre a une résonance particulière. Peu de joueurs issus de cette nation ont inscrit leur nom sur un trophée majeur, et Fox rejoint ainsi une liste très courte. C'est également un signal fort pour le DP World Tour et pour tous ceux qui défendent la richesse et la profondeur du golf européen et international face à la toute-puissance du PGA Tour américain.

En attendant les prochains rendez-vous de la saison, le bilan de cet Open Championship 2026 est limpide : Fox monte, Spieth descend — ou du moins stagne. Et le golf continue d'écrire ses histoires là où on ne les attend pas toujours, sur un links battu par le vent anglais.

ParSébastien

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