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Mon grand débrief de l'Open Championship 2026 : Fox sacré, DeChambeau au cœur de la polémique des règles, et tout ce qui a fait vibrer Birkdale.

Open Championship 2026 : Fox, DeChambeau, règles… Mon débrief passionné

Mon grand débrief de l'Open Championship 2026 : Fox sacré, DeChambeau au cœur de la polémique des règles, et tout ce qui a fait vibrer Birkdale.

Une semaine à Royal Birkdale qui restera dans les mémoires

Il y a des semaines de golf qui vous laissent un goût particulier dans la bouche. Pas forcément le goût du chef-d'œuvre, mais celui de l'authenticité brute — avec ses coups de génie, ses polémiques, ses moments absurdes et ses émotions franches. La 154e édition de The Open Championship à Royal Birkdale, c'était exactement ça. Une semaine dense, tumultueuse, parfois controversée, et infiniment passionnante à suivre.

Alors voilà mon debrief, à chaud, depuis le canapé où j'ai passé beaucoup trop d'heures à regarder les links anglais se défendre contre les meilleurs joueurs du monde. C'est mon regard, ma sélection, mes coups de cœur et mes coups de gueule. En vrac, parce que le golf mérite parfois qu'on lui parle sans chercher à tout ordonner.

Ryan Fox, le grand vainqueur qu'on n'attendait plus vraiment

Permettez-moi de commencer par ce qui m'a sincèrement ému cette semaine : la victoire de Ryan Fox. Le Néo-Zélandais, qui compte désormais à son palmarès une victoire majeure, a réalisé quelque chose que le golf anglais adore — couronner un joueur qui mérite sa chance depuis longtemps, qui l'a cherchée avec patience et obstination.

Ryan Fox, c'est un garçon qu'on suit depuis des années sur le circuit européen, un joueur solide, régulier, jamais vraiment dans la lumière des projecteurs mais toujours dans les bonnes pages du classement. Cette saison 2026, il avait déjà signé une campagne sérieuse avec 14 cuts réussis en 16 tentatives et 8 Top 25 avant même d'arriver à Birkdale. Pas un joueur en feu artificiel — un joueur de fond, bâti pour la durée. Et sur un links exigeant comme Royal Birkdale, ce genre de profil paie toujours.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que gagner un Major après des années de compétition à ce niveau, ça ne tombe pas du ciel. Ça se construit dans l'ombre, tour après tour, parfois dans l'indifférence du grand public. Ryan Fox a eu sa semaine. Je suis sincèrement heureux pour lui.

DeChambeau, la polémique des règles et le public de Birkdale

Impossible de parler de cette semaine sans aborder l'éléphant dans la pièce : Bryson DeChambeau et ses deux coups de pénalité infligés par le R&A à l'issue du deuxième tour, vendredi 17 juillet. Une décision qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux, divisé la presse internationale et relancé le débat éternel sur l'application des règles dans les grands tournois.

Le dossier, pour ceux qui l'auraient raté : DeChambeau aurait bénéficié d'une amélioration de lie sur le cinquième trou à la suite d'une discussion animée avec les officiels du R&A. Les images ont circulé partout — on l'a vu gesticuler, argumenter, défendre sa cause avec cette intensité qui le caractérise. Le R&A a finalement estimé que la procédure n'avait pas été respectée et lui a infligé deux coups de pénalité. Deux coups qui comptent double dans un Major.

Mon avis là-dessus ? Je ne suis pas là pour juger si la décision était juste ou injuste sur le plan technique — les officiels du R&A ont une connaissance des règles que je n'aurai jamais. Mais ce qui me frappe, c'est la manière dont tout cela illustre un problème structurel du golf moderne : des règles d'une complexité parfois kafkaïenne, qui mettent les joueurs dans des situations inextricables et les officiels dans des positions impossibles. Ce n'est pas DeChambeau le problème. C'est le flou.

Et puis, il y a eu Bryson avec le public. Samedi, à Royal Birkdale, la galerie anglaise — réputée pour être fair-play mais redoutable quand elle veut — l'a accueilli avec une chaleur inattendue. Parce que DeChambeau, on peut dire ce qu'on veut sur ses polémiques, ses prises de position LIV ou ses méthodes atypiques, mais il est divertissant. Il joue avec une créativité débridée, il tente des coups que personne d'autre n'imagine, et il le fait avec une transparence émotionnelle totale. Le public de golf, au fond, adore ça. Même quand ça l'énerve.

Rappelons que DeChambeau est double vainqueur de l'US Open (2020 et 2024), avec 9 victoires sur le PGA Tour à son actif. Ce n'est pas un joueur qui cherche les polémiques pour exister — c'est un joueur qui existe tellement qu'il génère des polémiques naturellement. Nuance importante.

Les règles du golf : vraiment, il faut qu'on parle

L'affaire DeChambeau m'a replongé dans une réflexion que j'ai depuis longtemps sur les règles du golf. On a simplifié le livre des règles en 2019, c'était une bonne chose. Mais l'application sur le terrain reste un art obscur, réservé aux initiés. Quand un joueur de niveau mondial doit négocier en direct avec un officiel pendant plusieurs minutes pour comprendre si son lie est amélioré ou non, on a un problème de lisibilité.

Ce que j'aurais aimé cette semaine, c'est une communication claire et rapide du R&A expliquant leur décision au grand public. Pas un communiqué en jargon technique — une explication humaine, accessible, qui aide les spectateurs à comprendre ce qui s'est passé. Le golf perd des spectateurs parce qu'il reste parfois incompréhensible. Les décisions arbitrales font partie de ce problème.

Cela dit, je ne suis pas naïf : gérer les règles en temps réel sur un links de links championship, avec des conditions météo changeantes, des milliers de spectateurs qui piétinent tout, et des joueurs sous pression maximale — c'est un travail herculéen. Les officiels du R&A méritent du respect. La discussion reste ouverte.

Ce que Royal Birkdale nous a (encore) offert

Au-delà des polémiques, rappelons que Royal Birkdale est l'un des parcours les plus beaux et les plus exigeants du links golf mondial. Ses dunes, ses fairways vallonnés, ses greens rapides et ses vents imprévisibles font de chaque édition de l'Open ici un test d'authenticité. Le cut a finalement été fixé à +1 cette année, signe que le parcours s'est bien défendu malgré les conditions.

91 joueurs ont disputé les deux premiers tours, et 50 et moins ont passé le cut après 36 trous. Ces chiffres racontent à eux seuls la sélectivité d'une épreuve qui ne pardonne rien. L'Open, c'est le Major de l'adversité climatique et mentale. Pas seulement le plus beau, peut-être le plus honnête.

Cette semaine à Birkdale, on a eu du vent, du drama, des retournements de situation et un vainqueur méritant. C'est tout ce qu'on demande à un Major. Mission accomplie, Royal Birkdale. On reviendra avec plaisir.

Le mot de la fin : le golf est vivant

Je repense à tout ce que j'ai vu cette semaine — Fox qui réalise le rêve de toute une vie, DeChambeau qui continue d'être le personnage le plus clivant et le plus captivant du circuit mondial, les règles qui font débat, les dunes de Birkdale qui sculptent des destins — et je me dis que le golf n'a jamais été aussi vivant.

Oui, il y a LIV. Oui, il y a les tensions institutionnelles, les débats sur le matériel, les polémiques récurrentes. Mais quand un Major arrive, tout ça s'efface. Il reste le jeu, le parcours, le vent et les hommes. Ryan Fox a écrit son chapitre cette semaine. Les autres attendront l'année prochaine. Et nous, on sera là pour raconter tout ça — parce que c'est exactement pour ça qu'on a lancé le19.golf.

ParWilliam

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