Royal Birkdale 2026, point de départ d'un cycle historique
Alors que la 154e édition de l'Open Championship bat son plein à Royal Birkdale ce mois de juillet 2026, le R&A a déjà tracé la feuille de route des prochaines venues du plus ancien Major du golf mondial. Pour les passionnés de golf britannique et irlandais, le calendrier des sites agréés constitue un tour d'horizon des plus grands links de ces îles, une succession de cathédrales du jeu qui racontent chacune une page unique de l'histoire du golf.
Royal Birkdale, situé à Southport dans le Lancashire, accueille donc cette année la 154e édition. Ce n'est pas la première fois que ce parcours figure au programme : il a déjà été le théâtre de nombreuses éditions mémorables au fil des décennies. Sa réputation auprès des joueurs du circuit est solide — c'est l'un des links anglais les plus respectés du calendrier des Majors. Mais après 2026, la caravane se déplace, et les sites qui composent la rotation habituelle du R&A représentent un programme particulièrement alléchant pour les amateurs de golf authentique.
Un circuit des grands links britanniques et irlandais
L'Open Championship ne se joue que sur une poignée de parcours sélectionnés par le R&A, tous des links côtiers répondant à des critères stricts d'infrastructure et de capacité d'accueil. La rotation habituelle inclut des sites emblématiques comme St Andrews, véritable capitale spirituelle du golf mondial, Muirfield, Royal St George's, Royal Troon, Carnoustie, Royal Liverpool (Hoylake) et Royal Portrush en Irlande du Nord — le parcours qui a accueilli la 153e édition en 2024, avant que Royal Birkdale ne prenne le relais en 2026.
Chacun de ces parcours possède son ADN propre. St Andrews, avec son Old Course et ses 18 trous devenus légendaires, représente le rendez-vous que tout professionnel inscrit sur ses tablettes dès qu'il apprend la rotation. Royal Portrush, de retour sur le circuit majeur depuis 2019 après 68 ans d'absence — la dernière édition irlandaise remontait à 1951 — incarne quant à lui le renouveau et l'enthousiasme irlandais pour ce Major. Ce retour historique après 68 ans d'écart illustre parfaitement à quel point l'intégration ou le retour d'un site dans la rotation est un événement en soi, autant pour le club hôte que pour l'ensemble du monde du golf.
Si le R&A n'a pas encore communiqué officiellement le calendrier précis des venues au-delà de Royal Birkdale 2026, la rotation historique permet d'anticiper que des parcours comme St Andrews, Muirfield ou Royal Troon figureront parmi les prochains hôtes dans les années à venir. Chaque annonce officielle du R&A est, en elle-même, un événement attendu par l'ensemble de la communauté golfique mondiale.
L'enjeu sportif et les qualifications en jeu
Au-delà de la géographie, ces perspectives de venues ont un impact direct sur la planification des joueurs professionnels. Chaque édition de l'Open génère des points au classement mondial (OWGR) et distribue l'un des prize money les plus importants du circuit majeur. Pour les Européens, la perspective de jouer sur des links proches de leur culture golfique constitue une motivation supplémentaire, d'autant que ces parcours côtiers sollicitent des qualités techniques — gestion du vent, trajectoires basses, jeu de balle roulée — que les joueurs du continent maîtrisent souvent mieux que leurs homologues américains.
Il convient également de rappeler que le seul vainqueur français de l'Open Championship dans l'histoire reste Arnaud Massy, lauréat en 1907 — il y a donc 119 ans. Il fut également le premier vainqueur non-issu des îles Britanniques dans l'histoire du tournoi. Une statistique qui résume à elle seule l'ampleur du défi qui attend chaque représentant du golf hexagonal à chaque édition de ce Major.
Royal Birkdale 2026 : un tremplin vers la suite
L'édition en cours à Royal Birkdale, la 154e de l'histoire, servira de référence pour les prochaines années. Le leaderboard de cette semaine, consultable en temps réel sur le site officiel de l'Open et sur le PGA Tour, voit les meilleurs joueurs mondiaux se disputer le Claret Jug sur un parcours dont les conditions de links — vent côtier, rough dense, fairways fermes — redistribuent inévitablement les cartes par rapport à la hiérarchie habituelle du circuit américain. Tommy Fleetwood, lui, fait partie de ces joueurs qui rêvent à voix haute sur ces links anglais qu'ils connaissent par cœur pour y avoir grandi sportivement.
Pour les téléspectateurs francophones, le suivi de la rotation des venues représente aussi une opportunité de planification : les links britanniques et irlandais offrent des conditions de jeu radicalement différentes des parcours du PGA Tour américain, avec vent, rough épais et greens en links qui redistribuent les cartes entre les favoris habituels. C'est précisément ce qui rend l'Open Championship irremplaçable dans le paysage des Majors.
Une rotation qui s'inscrit dans l'histoire
Le palmarès de l'Open Championship depuis 1860 — c'est le Major le plus ancien du monde — raconte 166 ans de golf d'exception. Des noms comme Tiger Woods (vainqueur à St Andrews en 2000), Ernie Els (Muirfield en 2002), ou encore Francesco Molinari (Carnoustie 2018) et Shane Lowry (Royal Portrush 2019) jalonnent ce palmarès. Chaque venue future aura donc la lourde responsabilité d'écrire un nouveau chapitre de cette histoire.
En tant que spécialiste des circuits et des classements, je regarderai particulièrement comment la rotation des venues influencera la hiérarchie mondiale dans les prochaines années. Les links favorisent certains profils — les joueurs capables de maîtriser leur trajectoire de balle face au vent, d'adapter leur jeu court aux greens fermes et rapides — et cette réalité technique dessine des favoris différents d'une venue à l'autre. C'est aussi ça, la beauté de l'Open Championship.
