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Rolapp pose trois conditions au retour des joueurs du LIV Golf

PGA Tour : trois conditions et aucun passe-droit pour les joueurs du LIV

Rolapp pose trois conditions au retour des joueurs du LIV Golf

Le directeur général du PGA Tour, Brian Rolapp, a énoncé mardi 15 septembre 2026, en marge de la présentation du nouveau format du circuit prévu pour 2028, les trois conditions que devra remplir tout joueur du LIV Golf candidat à un retour.

Trois principes, aucune dérogation

Devant la presse réunie pour la présentation de la nouvelle architecture du circuit, le patron du PGA Tour a listé « trois choses » que devra respecter tout joueur souhaitant évoluer sur le circuit américain, qu'il en soit déjà membre ou non.

Premier principe, le mérite : « Le PGA Tour est bâti sur la méritocratie. Chaque joueur, qu'il soit membre ou qu'il veuille le devenir, doit gagner sa place. » Deuxième principe, le règlement : « Nous sommes une organisation d'adhérents ; nous avons des règles, et ces règles existent pour de nombreuses raisons, dont l'équité et l'équilibre compétitif. » Troisième principe, enfin : « Ce qui m'amène au point numéro trois, la responsabilité et la discipline. »

Pas de voie express, contrairement à janvier

La formule la plus lourde de conséquences tient en une phrase. « Nous n'envisageons pas actuellement de programme de retour des membres comme celui que vous avez vu en janvier », a déclaré Brian Rolapp. Ce dispositif, emprunté en début d'année par Brooks Koepka pour retrouver le circuit américain après son passage par le LIV Golf, ne sera donc pas réactivé.

Traduction concrète pour les têtes d'affiche du circuit dissident : Jon Rahm, Bryson DeChambeau ou Cameron Smith ne bénéficieront d'aucun raccourci. S'ils veulent revenir, ce sera par la porte d'entrée commune, celle des cartes gagnées sur le terrain.

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Le directeur général du PGA Tour, Brian Rolapp, s'est exprimé sur un possible retour des joueurs du LIV Golf, pour la première fois depuis que le circuit rival est entré en procédure de faillite.

Un circuit rival placé sous protection de la loi sur les faillites

Ces déclarations interviennent une semaine après un basculement majeur. Le 8 septembre, LIV Golf et ses entités liées ont déposé volontairement une demande de protection au titre du chapitre 11 devant le tribunal des faillites du New Jersey. Le circuit a déclaré entre 100 et 500 millions de dollars d'actifs, face à un passif estimé entre 500 millions et 1 milliard de dollars. Plusieurs de ses joueurs figurent parmi les créanciers non garantis.

Le fonds souverain saoudien, le Public Investment Fund, avait annoncé en avril qu'il cessait de financer le circuit. LIV Golf s'est depuis accordé avec BC Partners Advisors sur un plan de restructuration et prévoit un retour à la compétition en 2027, sous une forme dont ses joueurs seraient majoritairement propriétaires. « L'heure est venue d'entrer dans la prochaine phase de LIV Golf », a commenté son PDG Scott O'Neil.

Les chiffres clés

  • 7,5 M$ : somme due à Jon Rahm, principal créancier joueur du circuit
  • 5,7 M$ : somme due à Bryson DeChambeau
  • 5,5 M$ : somme due à Dustin Johnson
  • 4,8 M$ : somme due à Cameron Smith
  • 3,4 M$ : somme due à Tyrrell Hatton
  • 1,7 M$ : somme due à Brooks Koepka

Ce que la réforme 2028 change pour la filière européenne

Derrière le cas LIV se joue une question qui concerne bien plus directement les golfeurs francophones. À partir de 2028, le PGA Tour se scindera en deux séries : la Championship Series et la Challenger Series, cette dernière accueillant des plateaux de 144 joueurs. Pour 2028, la série haute réunira les 90 joueurs qui conservent leur statut et 20 promus issus de la Challenger Series, deux victoires suffisant à monter en cours de saison.

Or la route européenne passe aujourd'hui par le classement du Race to Dubai, dont les dix premiers décrochent une carte américaine pour la saison suivante. C'est précisément ce chemin qu'avait emprunté Matthieu Pavon, huitième du classement d'éligibilité au PGA Tour issu du Race to Dubai à l'issue de 2023, avant de devenir quelques semaines plus tard le premier Français vainqueur sur le PGA Tour depuis Arnaud Massy en 1907. Le circuit américain indique que l'accès réservé aux meilleurs joueurs du DP World Tour « fait partie des discussions en cours » sur l'avenir de l'alliance stratégique, sans avancer de chiffre.

Interrogé mardi à Wentworth, Rory McIlroy s'est voulu rassurant, tout en fermant une porte : « Je ne vois aucune raison pour qu'un joueur du DP World Tour aille en Challenger Series. Je ne vois pas cela comme une progression dans une carrière. J'y vois un mouvement très latéral. » Le Nord-Irlandais estime que le circuit européen « essaie vraiment de créer quelque chose qui soit une alternative viable à la Challenger Series ».

La réponse, elle, s'écrira sur le parcours dès cette semaine : le BMW PGA Championship se dispute du 17 au 20 septembre à Wentworth, à suivre en France sur Canal+ Sport, Golf+ et Canal+.

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