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Alex Fitzpatrick a utilisé un dispositif de réalité augmentée à Shinnecock Hills. On vous explique ce que fait vraiment cette technologie et pourquoi ça compte.

La réalité augmentée débarque sur le putting green de l'U.S. Open

Alex Fitzpatrick a utilisé un dispositif de réalité augmentée à Shinnecock Hills. On vous explique ce que fait vraiment cette technologie et pourquoi ça compte.

Un appareil qui ne passe pas inaperçu

Sur le putting green d'entraînement de l'U.S. Open, les gadgets ne manquent jamais. Mais ce qu'a sorti Alex Fitzpatrick avant son tour de pratique à Shinnecock Hills a visiblement intrigué plus d'un observateur. Un dispositif de réalité augmentée — discret pour qui ne sait pas quoi chercher, fascinant pour qui s'y connaît un peu — posé là, entre les balles et le green, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.

Fitzpatrick, frère cadet de Matt et membre du circuit PGA depuis quelques saisons avec déjà une victoire professionnelle à son actif, n'est pas du genre à adopter une technologie par effet de mode. Le voir utiliser cet outil, c'est le premier signal que la chose mérite qu'on s'y arrête sérieusement.

Mais concrètement, ça fait quoi ?

La réalité augmentée appliquée au putting, c'est l'idée de superposer une couche d'informations visuelles sur ce que l'œil voit déjà. Concrètement, le dispositif analyse en temps réel la topographie du green — les pentes, les variations de hauteur, les lignes de putt potentielles — et les projette directement dans le champ visuel du joueur. On ne parle plus de lire un green à l'ancienne, en marchant autour, en plissant les yeux, en consultant son caddie. On parle d'une carte en relief qui se superpose à la réalité.

Ce type de technologie s'appuie sur des capteurs de précision capables de cartographier une surface avec une précision millimétrique. L'idée n'est pas de remplacer le feeling — aucun outil ne peut ça — mais de calibrer la perception. Un golfeur de haut niveau voit souvent ce qu'il veut voir dans un green ; la AR lui renvoie ce qui est réellement là. C'est une confrontation avec les données brutes, et ça peut être aussi inconfortable que révélateur.

La RA au service du pro, pas du fan

Il faut bien distinguer deux usages qui coexistent dans l'écosystème de l'U.S. Open. D'un côté, l'USGA et Deloitte ont développé des expériences de réalité augmentée pour les spectateurs — une application permettant de visualiser les trajectoires de tir en 3D quasi en temps réel, de s'immerger dans le parcours depuis les tribunes ou depuis son canapé. Un angle clairement orienté entertainment et engagement des fans, qui avait déjà rencontré un succès notable avec plus de 40 000 téléchargements lors d'une précédente édition à Pebble Beach.

Ce qu'utilise Fitzpatrick, c'est une toute autre catégorie. On est dans l'outil d'entraînement professionnel, discret, technique, destiné à optimiser une des phases du jeu les plus imperméables à l'analyse traditionnelle : le putting. Parce que si on peut mesurer quasi tout dans un swing moderne — angle d'attaque, vitesse de rotation de hanche, position du poignet à l'impact — le green reste un terrain où l'intuition et l'expérience dominent encore largement. La RA vient challenger ça.

Pourquoi Shinnecock Hills est le terrain idéal pour tester ça

Et si le choix du moment n'est pas anodin, celui du lieu l'est encore moins. Shinnecock Hills — qui accueille donc le 126e U.S. Open du 18 au 21 juin 2026 — est un parcours à part entière dans le panthéon de l'architecture de golf américaine. Ses greens, conçus dans la tradition links, sont parmi les plus retors du calendrier. Les pentes y sont rarement ce qu'elles semblent être au premier regard, les cassures se cachent là où on ne les attend pas, et l'USGA a une fâcheuse tendance à préparer les surfaces au rasoir pour l'occasion.

Dans ce contexte, avoir un outil qui cartographie objectivement les pentes plutôt que de se fier uniquement à sa propre lecture, ça n'a rien d'anecdotique. Shinnecock Hills est précisément le type de parcours où une mauvaise lecture de green peut coûter deux, trois, voire quatre coups sur un tour. La marge d'erreur y est quasi nulle.

L'équipement de demain s'invite dans les Majors aujourd'hui

Ce qu'on observe avec ce dispositif, c'est la continuité d'une tendance lourde : les technologies d'analyse qui étaient réservées aux centres de fitting haut de gamme ou aux académies de pointe il y a cinq ans se retrouvent aujourd'hui dans le sac — ou en tout cas dans la session de pratique — des joueurs du Tour. Les launch monitors ont suivi ce chemin. Les systèmes de capture de mouvement aussi. La réalité augmentée appliquée au putting suit la même courbe.

Pour le golfeur amateur attentif, c'est une information importante : ces technologies ne resteront pas longtemps l'apanage des pros. Les applications grand public qui s'inspirent de ces outils professionnels arrivent, et comprendre ce que font les meilleurs avec ces données, c'est anticiper ce que vous pourrez bientôt faire vous-même sur votre parcours habituel. En attendant, regarder Alex Fitzpatrick travailler sur le putting green de l'U.S. Open avec un casque ou un dispositif AR, c'est peut-être simplement regarder le futur de l'entraînement en train de se normaliser, un Major à la fois.

Où regarder en France

Diffusion :Canal+ SportGolf+Canal+

Horaires détaillés à venir dans le guide TV.

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ParRenaud

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