le19.golf
Cinq gestes pour une routine pré-coup qui tient sous pression

Routine pré-coup : les cinq gestes à remettre dans l'ordre, selon Kellie Stenzel

Cinq gestes pour une routine pré-coup qui tient sous pression

Kellie Stenzel, enseignante classée parmi les « Top 100 Teachers » du magazine GOLF, détaille cinq gestes à enchaîner toujours dans le même ordre avant de frapper, du swing d'essai au placement des pieds.

Cinq gestes, toujours le même ordre

Le golfeur du dimanche connaît la scène : deux swings d'essai expédiés, un coup d'œil au drapeau, et la balle part à droite sans qu'on sache pourquoi. Kellie Stenzel prend le problème par l'autre bout. Pour elle, une bonne routine n'est pas un rituel superstitieux mais un ordre de montage : « une façon d'assembler les parties les plus importantes de votre position de départ dans l'ordre qui convient le mieux à chacun ».

L'intérêt qu'elle met en avant n'est pas la performance immédiate, c'est la répétition. Cette routine, explique-t-elle, permet de réunir ses fondamentaux tout en créant chaque fois la même cadence et le même enchaînement — et cette régularité aide à devenir plus régulier dans le contact et dans le rythme. Autrement dit : ce n'est pas le geste qui change, c'est le nombre de fois où il est correct.

1. Le swing d'essai, mais loin de la balle

Premier maillon, et premier piège. Le swing d'essai doit être « un swing réaliste, pris suffisamment loin de la balle pour ne pas être gêné par sa présence », écrit Stenzel. Le mouvement à vide sert à sentir l'amplitude et la vitesse, pas à viser.

L'erreur qu'elle pointe est très répandue sur les départs : prendre ce swing d'essai collé à la balle. Le joueur raccourcit alors instinctivement son geste pour ne pas la toucher, et ce mouvement tronqué peut se transférer dans le vrai coup. La notion de zones séparées — une pour répéter, une pour jouer — est au cœur de cette vidéo d'un coach francophone :

2. Poser la tête de club derrière la balle

C'est le moment où la visée commence réellement. « Quand vous posez d'abord la tête de club derrière la balle, c'est là que vous voulez entamer le processus d'orientation de la face de club », indique Stenzel. Le geste a un second effet, postural : il favorise la bonne flexion vers l'avant depuis l'articulation de la hanche. Poser le club d'abord, c'est donc se placer correctement sans y penser — et si l'alignement reste un point faible, l'exercice de la barre d'alignement se combine sans difficulté à cette étape.

3. Un grip conscient

Stenzel insiste sur le poids réel de cette étape que beaucoup traitent en deux secondes : le grip a une influence directe sur la face de club pendant tout le swing et, surtout, à l'impact. Sa consigne est donc une consigne de tempo : ne pas précipiter le placement des mains sur le club. Deux secondes de plus sur le grip coûtent moins cher qu'un coup perdu à droite, et c'est la seule étape de la routine que Kellie Stenzel traite explicitement comme un enjeu de technique pure et non de placement.

4. Les mains sur le grip, le club au sol

Quatrième étape, et c'est une question d'ordre plus que de contenu. « Placer ses mains sur le club avec soin et correctement, puis poser la tête de club au sol et l'orienter vers sa cible, est une partie importante de la routine », résume-t-elle. Le bénéfice est mesurable à l'œil : cet enchaînement permet d'établir le bon espacement entre les mains et les cuisses. Un intervalle trop serré ou trop large, et tout le reste du swing compense.

5. Ajuster les pieds en dernier

Les pieds ont « plusieurs missions » à ce stade, écrit Stenzel : ils doivent trouver le bon espacement entre le corps, le club et la balle. D'où l'ordre qu'elle défend, et l'erreur qu'elle voit le plus souvent : « une faute courante que je constate, c'est que les golfeurs relèvent le club du sol pendant qu'ils ajustent leurs pieds ». Quand les deux bougent en même temps, précise-t-elle, la capacité à mesurer avec précision et à corriger diminue. Le club reste donc au sol, référence fixe, et seuls les pieds se déplacent.

Les erreurs à ne pas commettre

  • Le swing d'essai trop près de la balle : le geste se raccourcit et le défaut passe dans le coup réel.
  • Relever le club en même temps qu'on bouge les pieds : plus aucun repère fixe pour ajuster l'écartement.
  • Expédier le grip : les mains décident de la face de club à l'impact, elles méritent le même soin que la visée.
  • Changer l'ordre d'un coup à l'autre : c'est la constance de l'enchaînement, pas sa longueur, qui produit la régularité.

Ce que ça change sur le parcours

Une routine de ce type ne coûte que quelques secondes et ne demande aucun matériel. Elle a surtout le mérite de donner au joueur quelque chose à faire pendant que la pression monte : un ordre à suivre occupe l'esprit plus utilement qu'une consigne technique de dernière seconde. Les golfeurs qui travaillent leur préparation à la séance d'échauffement le savent — et ceux qui veulent tester leur sang-froid trouveront de quoi faire avec ces deux jeux de putting sous pression.

Reste la partie la plus difficile, que Stenzel ne cache pas en fixant un ordre plutôt qu'une durée : la routine ne vaut que si elle est identique au premier départ et au dix-huitième.

Joueurs mentionnés

Partager cet article

À lire aussi