le19.golf
Clark prévient : patience et putting seront les clés à Shinnecock Hills, où les greens ont déjà brisé bien des ambitions par le passé.

Shinnecock Hills 2024 : Clark prévient, les greens seront impitoyables

Clark prévient : patience et putting seront les clés à Shinnecock Hills, où les greens ont déjà brisé bien des ambitions par le passé.

Le tenant du titre tire la sonnette d'alarme

Wyndham Clark, vainqueur de l'U.S. Open 2023, ne mâche pas ses mots en préambule de l'édition 2026 à Shinnecock Hills : les greens seront le facteur numéro un de sélection. L'Américain, qui sait mieux que quiconque ce qu'il faut pour soulever ce trophée, pointe deux qualités indispensables — la patience et la maîtrise du putting — pour espérer survivre sur ce tracé de Southampton, dans l'État de New York.

Shinnecock Hills n'est pas un parcours ordinaire. Ses greens perchés, bancals, entourés de pentes rasées et soumis au vent côtier asséchant de Long Island constituent un véritable cauchemar pour les meilleurs putters du monde. Clark, qui a vécu de l'intérieur les exigences d'un U.S. Open, sait de quoi il parle quand il évoque un « putting nightmare ».

Un parcours qui punit sans appel

Shinnecock Hills a déjà démontré par le passé sa capacité à briser les prétentions des meilleurs. Les surfaces de putting y sont décrites comme dures, rapides et quasi impossibles à contrôler dès que le vent se lève. En 2018, lors de la précédente édition disputée ici, les conditions avaient atteint un niveau de difficulté extrême, forçant même les organisateurs à intervenir pour humidifier certains greens en cours de tournoi.

Le parcours, qui accueille l'U.S. Open pour la sixième fois du 18 au 21 juin 2026, est l'un des plus exigeants du circuit américain. Ses fairways étroits et son relief naturel typique des links britanniques ne laissent aucune marge à l'erreur. La moindre approximation se paye cash — dans le rough, dans les bunkers, ou sur des greens qui renvoient la balle à des endroits improbables.

Patience : le mot d'ordre pour 2026

Le message de Clark est clair et s'adresse directement aux prétendants au titre : il faudra accepter de scorer conservativement, résister à la tentation d'attaquer des drapeaux inaccessibles, et gérer mentalement les trous qui résistent. À Shinnecock Hills, le par est souvent un excellent score, et les données des éditions passées le confirment — Raymond Floyd n'avait bouclé le parcours qu'à -1 en 1986, tandis que Corey Pavin avait gagné à l'égalité du par (280, score à niveau) en 1995.

Pour les amateurs de chiffres, le leaderboard de l'édition 2026 illustre déjà cette réalité : en tête à l'issue des tours disputés, J. Spaun pointe à -1, suivi de R. MacIntyre à +1 et V. Hovland à +2. Des scores qui parlent d'eux-mêmes : Shinnecock Hills ne fait pas de cadeaux, même aux meilleurs joueurs du monde.

Clark, une expertise précieuse

Wyndham Clark compte à ce jour 4 victoires sur le PGA Tour et plus de 33 millions de dollars de gains en carrière. Son analyse des greens de Shinnecock n'est pas celle d'un observateur extérieur : c'est celle d'un champion qui connaît le prix d'un U.S. Open. Dans un tournoi où le cut est fixé aux 60 meilleurs scores et ex-aequo après 36 trous, la gestion du putting dès les premiers tours sera absolument déterminante.

ParSébastien

Joueurs mentionnés

Partager cet article