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L'Europe mène 7-5 la Solheim Cup 2026 après une J1 parfaitement équilibrée (4-4) et trois succès consécutifs samedi matin à Bernardus Golf.

Solheim Cup 2026 : l'Europe devant après une journée d'ouverture serrée

L'Europe mène 7-5 la Solheim Cup 2026 après une J1 parfaitement équilibrée (4-4) et trois succès consécutifs samedi matin à Bernardus Golf.

Égalité parfaite au soir du jour 1

Bernardus Golf, aux Pays-Bas, s'est révélé le cadre idéal pour une Solheim Cup accrochée dès le premier jour. Américaines et Européennes se sont quittées sur un score de 4-4 à l'issue de la première journée, un résultat qui résume parfaitement l'intensité des échanges : deux sessions — foursomes du matin et quatre-balles de l'après-midi — terminées chacune sur un 2-2. Aucune équipe n'a réussi à prendre le moindre avantage significatif lors de cette première journée, et c'est précisément ce scénario équilibré qui rendait la deuxième journée si décisive.

L'Europe passe devant le samedi matin

Le tournant est venu ce samedi matin, lors de la deuxième session de foursomes. L'Europe a remporté les trois premiers matches de la matinée pour briser l'égalité et s'installer aux commandes : 7-5 au tableau des scores. Un écart de deux points qui peut paraître mince, mais qui représente une dynamique clairement favorable aux Européennes à domicile.

Linn Grant et Maja Stark ont été désignées pour mener l'équipe européenne en ouverture, signe de la confiance que leur accorde le capitaine. Grant, professionnelle au palmarès déjà étoffé avec 13 victoires en carrière dont 2 sur le LPGA Tour et 6 sur le Ladies European Tour, incarne l'expérience du collectif européen. Stark, elle, apporte la fougue d'une joueuse de 26 ans déjà lauréate de 2 victoires LPGA, dont un premier Major décroché en 2025 à l'US Women's Open.

Maguire, référence absolue de la compétition

Au-delà du duo Grant-Stark, c'est Leona Maguire qui continue d'écrire sa légende en Solheim Cup. L'Irlandaise a signé ce samedi sa 10e victoire en 14 matches disputés (3 défaites, 1 nul), un ratio exceptionnel qui en fait la joueuse la plus dominante de l'histoire récente de cette compétition. Personne n'avait atteint la barre des 10 victoires aussi rapidement dans le format de la Solheim Cup.

Un contexte historique favorable aux États-Unis… mais l'Europe à domicile

Pour replacer les enjeux dans leur contexte : sur les 19 éditions disputées depuis la création de l'épreuve en 1990, les États-Unis l'ont emporté à 11 reprises, l'Europe à 7 reprises, tandis que l'édition 2023 avait été partagée — l'Europe tenante du titre avait conservé le trophée. Il faut rappeler que pour conserver le trophée, l'Europe a besoin d'atteindre 14 points, tandis que les États-Unis devront en totaliser 14½ pour l'emporter. Jouer à domicile aux Pays-Bas, devant un public européen conquis, constitue un avantage non négligeable pour les Bleues du Vieux Continent. La France, avec la contribution notable d'une Céline Nadaud qui a aidé l'Europe à tenir tête aux Américaines lors de la première journée, est également représentée dans ce collectif.

La suite du programme s'annonce décisive. Avec deux points d'avance et la dynamique du moment, l'Europe est en position de force — mais dans une Solheim Cup, rien n'est jamais joué avant le dernier putt.

ParSébastien
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