La capitaine européenne entre en mode sélection
Anna Nordqvist est claire sur un point : les prochaines semaines ne seront pas de tout repos. La capitaine de l'équipe européenne pour la Solheim Cup 2026 sait que composer un groupe compétitif implique aussi de décevoir des joueuses. « Beaucoup d'appels téléphoniques difficiles m'attendent », a-t-elle reconnu, résumant en une phrase la réalité brutale du rôle de sélectionneur.
La Suédoise de 39 ans sort d'un stage de reconnaissance à Bernardus Golf, aux Pays-Bas, site qui accueillera l'événement du 7 au 13 septembre 2026. Ces deux journées de pratique collective lui ont permis d'évaluer ses joueuses directement sur le terrain où se jouera la compétition — un avantage non négligeable pour affiner ses choix.
Un classement qualificatif qui prend forme
Du côté des points de qualification, la hiérarchie commence à se dessiner clairement. Charley Hull domine le classement européen avec 226,68 points en 13 tournois disputés, loin devant Chiara Tamburlini (133,10 pts) et Helen Briem (132,00 pts). Ces chiffres donnent une première indication des automatiques potentielles, mais Nordqvist dispose également de picks capitaine pour compléter son effectif — et c'est précisément là que les arbitrages deviennent délicats.
Le classement mondial Rolex intègre également des joueuses de premier plan dans la course : Linn Grant, Carlota Ciganda, Céline Boutier ou encore Esther Henseleit figurent parmi les noms en vue côté européen. Autant de profils à intégrer dans une équipe qui devra fonctionner collectivement, pas seulement briller individuellement.
Nordqvist, une légitimité bâtie sur 9 participations
Anna Nordqvist n'aborde pas ce rôle en novice. La Suédoise compte 9 participations à la Solheim Cup en tant que joueuse, ce qui lui confère une connaissance intime de la pression et des enjeux propres à cette compétition par équipes. Avec 9 victoires sur le circuit LPGA dont 3 titres en Major, elle incarne également le niveau d'exigence qu'elle entend insuffler à son groupe.
Pour l'entourer dans ses décisions, elle s'est adjoint les services de vice-capitaines expérimentées : la Néerlandaise Anne van Dam — choix symbolique fort pour une édition organisée aux Pays-Bas — ainsi que la Suédoise Caroline Hedwall.
Un défi historique à relever
Le contexte général reste favorable aux États-Unis sur le plan historique : les Américaines mènent 10 victoires à 7 dans l'histoire de la compétition. L'Europe devra donc renverser un rapport de forces persistant, et chaque décision de sélection de Nordqvist aura son importance. Les appels difficiles qu'elle évoque ne sont pas qu'une question de sentiment — ils peuvent peser directement sur l'équilibre et la cohésion du groupe qui se présentera à Bernardus Golf dans moins de deux mois.
