Trump dans la polémique de l'Open
L'affaire a largement débordé les fairways de Royal Birkdale. Bryson DeChambeau, pénalisé de deux coups lors de The Open Championship, aurait selon certains médias menacé de faire appel directement à Donald Trump pour contester la décision des officiels de la R&A. Une allégation qui a naturellement rattrapé le président américain, contraint de s'exprimer publiquement sur l'incident. Il convient toutefois de souligner que ces accusations n'ont pas été confirmées par des sources officielles vérifiées, ni par la R&A, ni par l'entourage de DeChambeau.
Interrogé sur le sujet, Trump a choisi la prudence et la distance. Loin de valider les accusations, il a plutôt recentré son rôle, affirmant voir sa position davantage comme celle d'un arbitre que d'un arrangeur. Des décisions difficiles, selon ses propres mots — sans pour autant confirmer ni démentir avoir été contacté par le joueur de LIV Golf.
DeChambeau pris entre compétition et controverse
Au moment des faits, DeChambeau évoluait sous pression dans un contexte de Major où chaque coup compte. Selon les données disponibles, cette pénalité de deux coups lui a coûté plusieurs places au classement général, le faisant rétrograder de la 2e à la 5e place. Dans une telle compétition, un tel recul peut effectivement anéantir une semaine entière de travail. On comprend l'agacement du joueur — même si la méthode présumée pour contester la décision reste, à ce stade, une allégation non vérifiée.
DeChambeau, vainqueur de deux US Open (2020 et 2024) et figure incontournable du circuit LIV Golf depuis son départ du PGA Tour, n'est pas n'importe quel prétendant. Mais les règles du golf s'appliquent à tous, et la R&A — organe souverain sur ses propres compétitions — n'a visiblement pas cédé sur la sanction infligée.
Un contexte de Major marqué par des scores historiques
Pour bien saisir l'enjeu de cette pénalité, rappelons que l'édition de The Open Championship dont il est question s'est jouée dans des conditions favorables aux scores bas. Les données disponibles mentionnent un tour à 62 coups, score record dans un Majeur, réalisé à plusieurs reprises dans l'histoire récente, illustrant à quel point les conditions météo clémentes avaient mis à mal les défenses du parcours. Dans ce contexte de scores serrés, une pénalité de deux coups prend une dimension encore plus considérable et peut littéralement changer le destin d'un tournoi.
DeChambeau, dont la semaine avait déjà connu des hauts et des bas lors d'éditions précédentes de l'Open — notamment un 78 (+7) suivi d'un rebond à 68 lors du British Open 2025 — sait mieux que quiconque à quel point la moindre décision d'arbitrage peut peser lourd dans la balance. C'est dans ce contexte compétitif tendu que l'incident a pris une ampleur médiatique bien au-delà du simple aléa réglementaire.
Un épisode qui illustre les tensions LIV / golf traditionnel
Au-delà de l'anecdote, cet épisode s'inscrit dans un contexte plus large de tensions persistantes entre le circuit LIV Golf et les institutions traditionnelles du golf mondial. Que DeChambeau ait réellement tenté d'exercer une quelconque influence ou non — et rien ne le confirme officiellement à ce stade —, le simple fait que de telles allégations circulent dans la presse anglophone en dit long sur la façon dont les lignes se brouillent entre sport, politique et influence dans le golf contemporain.
La R&A, garante des règles lors de l'Open, n'a pas commenté publiquement les circonstances précises de la pénalité ni les échanges qui auraient eu lieu avec le camp DeChambeau. Le dossier reste donc ouvert sur plusieurs points factuels, et l'on attend des clarifications officielles qui n'avaient pas encore été apportées au moment où ces lignes sont rédigées.
Trump arbitre malgré lui
Ce qui est certain, c'est que Donald Trump — propriétaire de plusieurs golfs réputés et passionné de la discipline — se retrouve mêlé à une polémique sportive qu'il n'a visiblement pas cherché à amplifier. Sa réponse mesurée, insistant sur le rôle de juge plutôt que d'intervenant, suggère une volonté de ne pas s'engouffrer davantage dans le sujet.
En l'état actuel des informations disponibles, l'affaire repose encore largement sur des rumeurs non confirmées. Mais l'image d'un joueur professionnel qui aurait songé à solliciter le président des États-Unis pour contester une décision d'arbitrage dans un Major — même si elle reste à démontrer — restera dans les mémoires comme le symbole d'une époque où golf, pouvoir et argent se retrouvent plus enchevêtrés que jamais.
