Un format qui ne laisse pas indifférent
Mercredi à Merion Golf Club, le U.S. Amateur a offert un spectacle particulier : seize joueurs se sont affrontés en match-play pour se disputer les 11 dernières places qualificatives pour la phase éliminatoire du championnat. Un barrage collectif au format inhabituel, qui a généré autant d'enthousiasme que de frustration dans les gradins.
Le principe est simple sur le papier : ceux qui n'ont pas décroché leur billet directement via le stroke-play se retrouvent dans un mini-tournoi de match-play, avec un nombre de places limité à la clé. Dans les faits, pour les supporters venus encourager un seul joueur, l'expérience peut virer au supplice — suivre plusieurs matches simultanément, ne pas savoir où se positionner sur le parcours, et voir son favori éliminé sans avoir pu assister à l'essentiel de son parcours.
Merion, cadre de prestige pour une journée sous tension
Le cadre, lui, ne souffre d'aucune critique. Merion Golf Club, à Ardmore en Pennsylvanie, accueille cette 126e édition du U.S. Amateur, disputée du 10 au 16 août 2026. L'un des parcours les plus historiques des États-Unis, déjà théâtre de U.S. Opens mythiques, constitue un écrin à la hauteur de l'enjeu. Mais même un tel décor ne suffit pas à adoucir la déception des fans dont le joueur a chuté lors de ce barrage à élimination directe.
Les données disponibles font notamment mention d'une chute du joueur tête de série numéro 1 lors du tour de 64 — signe que ce format de barrage peut réserver des surprises de taille, indépendamment de la hiérarchie établie en stroke-play. Miles Russell, l'un des noms qui circule dans les résultats, a lui aussi été impliqué dans un match serré, finalement tranché par un chip-in de son adversaire Ryder Cowan.
Un débat qui dépasse Merion
Au fond, la polémique sur ce barrage à 16 pose une question plus large sur la gestion du cut dans les grands championnats amateurs. La formule actuelle, avec une phase stroke-play suivie d'un barrage match-play pour départager les ex-æquo, est certes spectaculaire — les matches en face-à-face ont une dramaturgie que le stroke-play ne peut pas offrir. Mais elle complexifie considérablement la logistique pour le public et rend la couverture télévisée ou en ligne difficile à structurer.
L'USGA, organisatrice de l'événement, a fait le choix de la compétitivité maximale jusqu'au bout. On peut le comprendre sportivement. Reste que pour les fans qui ont fait le déplacement jusqu'à Ardmore, jongler entre plusieurs matches dispersés sur le parcours de Merion relève parfois du parcours du combattant — sans mauvais jeu de mots.
