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300 M$ pour sauver le LIV : les joueurs ont jusqu'au 25 octobre pour signer

BC Partners met jusqu'à 300 millions de dollars pour sortir le LIV Golf de la faillite

300 M$ pour sauver le LIV : les joueurs ont jusqu'au 25 octobre pour signer

BC Partners Credit a annoncé lundi un premier investissement ferme dans le LIV Golf, première tranche d'un financement pouvant atteindre 300 millions de dollars destiné à sortir le circuit de sa procédure de faillite avant la saison 2027.

Un premier chèque, et une cible à 300 millions de dollars

Deux jours avant la première d'une série d'audiences devant le tribunal des faillites, le LIV Golf a enfin un financier à présenter au juge. BC Partners Credit, la branche crédit du fonds d'investissement BC Partners, a confirmé lundi un premier engagement ferme dans le circuit, présenté comme la tranche initiale d'un financement total visé à 300 millions de dollars. Le montant exact de cette première mise n'a pas été communiqué.

Rien n'est encore acquis : l'opération reste suspendue à l'approbation du tribunal américain. Mais pour une ligue privée de son financeur depuis la fin de sa saison 2026, c'est le premier signal concret que 2027 aura bien lieu. Ted Goldthorpe, qui dirige BC Partners Credit, résume l'intention sans détour.

Notre objectif est de faciliter la sortie de LIV Golf du processus de restructuration, sur des bases financières saines et avec un nouvel élan à l'approche de la saison 2027.

Les chiffres clés

  • 300 millions de dollars : le financement total visé par BC Partners Credit, dont une première tranche est désormais engagée
  • 8 septembre 2026 : dépôt de bilan sous le Chapter 11, au tribunal des faillites du New Jersey
  • 500 millions à 1 milliard de dollars : le passif déclaré, pour 100 à 500 millions d'actifs
  • Plus de 5 milliards de dollars : ce que le fonds souverain saoudien a injecté dans le LIV depuis son premier tournoi, en juin 2022
  • 49,6 millions de dollars : le financement que ce même fonds doit encore apporter pendant la procédure, sous réserve du feu vert du tribunal
  • 25 octobre : la nouvelle date limite pour que les joueurs s'engagent dans le LIV 2.0

Comment le LIV s'est retrouvé devant le juge

Le circuit a placé ses entités sous la protection du Chapter 11 le 8 septembre, au tribunal des faillites du New Jersey. Le dossier déposé affiche un passif compris entre 500 millions et 1 milliard de dollars, face à des actifs évalués entre 100 et 500 millions. À l'origine du trou : le retrait du Public Investment Fund saoudien, qui avait porté le projet à bout de bras avec plus de 5 milliards de dollars depuis juin 2022 — primes à la signature à neuf chiffres dans certains cas, dotations de 20 millions de dollars pour le classement individuel. Le fonds ne finance plus la croissance du circuit, mais doit encore apporter 49,6 millions de dollars pour tenir la procédure, là aussi sous réserve de l'accord du tribunal.

Les joueurs, créanciers avant d'être actionnaires

La particularité de ce dépôt de bilan, c'est l'identité des créanciers : les stars du circuit elles-mêmes. Jon Rahm arrive en tête de la liste des créanciers non garantis, avec 7,5 millions de dollars, devant Bryson DeChambeau et ses 5,7 millions. Suivent Dustin Johnson (5,5 millions), Cameron Smith (4,8 millions) et Tyrrell Hatton (3,4 millions). Brooks Koepka figure aussi au dossier pour 1,7 million, alors qu'il a quitté le LIV plus tôt cette année pour retrouver le PGA Tour.

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Le LIV Golf a officiellement déposé le bilan et se réorganise après la perte du financement du PIF saoudien. Jon Rahm est le premier créancier non garanti du dossier, avec 7 472 527,47 dollars, devant Bryson DeChambeau et ses 5 769 230,77 dollars. Le PIF saoudien devrait apporter 49,6 millions de dollars…

Ces mêmes joueurs sont appelés à changer de casquette dans le nouveau modèle. Le LIV 2.0 prévoit de les faire entrer au capital, à la fois de la ligue et des équipes : un circuit dont les vainqueurs seraient aussi les propriétaires. Un virage que tous n'abordent pas avec le même enthousiasme — le dossier de Sergio García, qui a saisi le juge pour faire résilier son contrat, rappelle que la procédure ouvre aussi des portes de sortie.

Le 25 octobre, la vraie échéance

C'est désormais la date qui compte. Dans l'accord révisé, BC Partners a repoussé de près de deux semaines la date limite d'engagement des joueurs, du 13 au 25 octobre. Un délai supplémentaire qui dit tout de l'enjeu : sans signatures, un circuit détenu par ses joueurs n'a plus d'objet. Scott O'Neil, le directeur général du LIV, assume la lecture optimiste de l'étape.

Nous croyons profondément en l'avenir de ce circuit et en la possibilité de construire quelque chose d'unique aux côtés de nos joueurs.

Pour le patron du circuit, l'annonce marque un progrès réel vers une ligue détenue par les joueurs, centrée sur les équipes et véritablement mondiale. Il remercie au passage Goldthorpe et son équipe « pour leur conviction dans ce que nous bâtissons ».

À quoi ressemblerait le LIV 2027

Si le tribunal valide l'opération, le circuit pourrait enfin bâtir son calendrier : dix tournois sont envisagés pour 2027, dont la moitié hors des États-Unis. Un format resserré, cohérent avec un budget qui ne vient plus de Riyad.

Reste une inconnue pour le golf européen et francophone : combien de joueurs choisiront de rester, et combien tenteront le retour vers les circuits traditionnels. Le cas de Rahm, entre LIV 2.0 et DP World Tour, en donne déjà un aperçu. Les trois prochaines semaines, et les mouvements de joueurs qu'elles produiront, en diront plus long que n'importe quel communiqué.

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