Les Internationaux ont remporté les cinq matchs de foursome du vendredi 25 septembre à Medinah et mènent 7-3 face aux États-Unis avant le week-end de la Presidents Cup.
Cinq matchs, zéro point pour les Américains
Nick Taylor s'avance sur le 18, sort un fer de 138 mètres et pose sa balle à une soixantaine de centimètres du drapeau. Derrière lui, Sam Burns a un putt d'un peu moins de 6 mètres pour sauver le point : la balle tourne autour du trou et refuse de tomber. Le Canadien et son compatriote Corey Conners viennent de battre 1 up Scottie Scheffler et Sam Burns, la paire que Brandt Snedeker envoie en tête de session. Ce match, le premier de la session, a donné le ton d'un vendredi que l'équipe américaine ne racontera à personne.
Les États-Unis n'ont pris aucun des cinq points en jeu. Sur l'ensemble de la session, ils n'ont mené qu'au total six trous, tous matchs confondus. Un blanchissage de session n'était arrivé que six fois dans l'histoire de la compétition : c'est la septième, et la première depuis le carton plein des Internationaux en foursome en 2024. Vainqueurs de la première journée 3-2, les hommes de Brandt Snedeker se retrouvent menés 7-3.
Scheffler tombe encore, et le casse-tête des paires revient
« C'était surtout une revanche pour ce coup de départ, mais content de repartir avec un 4, et heureux que le putt de Sam ait frôlé le trou », a résumé Taylor après le match. Pour Scheffler, la défaite s'ajoute à un bilan déjà lourd dans les compétitions par équipes, un sujet qui suit le numéro un mondial depuis son arrivée à Medinah et qui pèse sur chaque choix d'association de son capitaine.
Snedeker n'a d'ailleurs pas caché ses doutes. « C'est une des choses sur lesquelles, comme capitaine, on revient peut-être quand tout est terminé : ce n'était peut-être pas la bonne décision, mais elle semblait bonne sur le moment », a-t-il lâché, avant de défendre ses joueurs : « Ils se sont battus comme des chiens aujourd'hui. On n'a juste pas trouvé l'élan qu'on voulait. »
Le putting a tout décidé
Dans le troisième match, Ryan Fox et Min Woo Lee ont réglé leur affaire au putter. Au 15, Fox rentre un birdie d'un peu plus de 4 mètres, Collin Morikawa manque le sien de près de 4 mètres. Au 16, même scénario : Fox convertit de près de 6 mètres, Morikawa rate de 3 mètres. Un 1 up de plus pour les Internationaux.
Ailleurs, Sungjae Im et Hideki Matsuyama ont plié leur match en gagnant quatre trous d'affilée, du 3 au 6, avant de conclure 3 et 2 au 16 : le putt de par de Matsuyama rentre, celui de Jacob Bridgeman frôle le bord. Christiaan Bezuidenhout a acté son 3 et 2 contre Justin Thomas et Cameron Young d'un birdie de 9 mètres depuis le bord droit du green du 16. Et Tom Kim et Si Woo Kim ont infligé un 4 et 3 à Patrick Cantlay et Xander Schauffele, ce dernier voyant son putt de moins d'un mètre au 15 faire le tour du trou sans rentrer.
Après coup, Schauffele s'est raccroché à l'arithmétique :
« Heureusement, la session est terminée. Et il nous reste 70 % des points devant nous. »
Sur ce point, il a raison : le compte n'est pas soldé. Mais la statistique qui plaide contre son camp est ailleurs.
Cette avance de 7-3 égale le meilleur départ des Internationaux sur dix matchs dans l'histoire de la Presidents Cup. Ils étaient aussi à 7-3 en 1998, l'année de leur seule victoire, acquise 20,5-11,5.
Les chiffres clés
- 5-0 : le score de la session de foursome du vendredi, en faveur des Internationaux
- 7-3 : le score global avant le week-end, plus grosse avance jamais tenue par les Internationaux après deux sessions, à égalité avec 1998
- 6 : le nombre total de trous menés par les paires américaines sur les cinq matchs
- 7 : le nombre de blanchissages de session dans l'histoire de la Presidents Cup, celui-ci compris
- 10 : les éditions consécutives remportées par les États-Unis ; les Internationaux n'ont gagné qu'une fois, en 1998
Ce qui attend les deux équipes
Le samedi est le jour le plus chargé de la semaine : quatre-balles le matin, foursomes l'après-midi, soit huit points à distribuer. Les douze simples du dimanche viendront ensuite. Autrement dit, les États-Unis ont encore les moyens de renverser la table, mais il leur faudra dominer deux sessions dans la même journée, après en avoir perdu une 5-0.
Snedeker, lui, refuse de dramatiser : « Ce truc est à 35, 40 % de son terme. On n'est même pas à la mi-temps d'un match de football américain. Il reste beaucoup de golf. »
Côté francophone, la compétition n'aligne aucun joueur français, belge ou suisse : le format oppose les États-Unis au reste du monde hors Europe, réservoir de la Ryder Cup. Restent les Canadiens Taylor et Conners, auteurs du point le plus symbolique de la journée. En France, la fin de semaine est à suivre sur Canal+ Sport et Golf+, aux horaires détaillés ici.


