Le Belge Thomas Pieters ne signera pas pour le LIV Golf 2.0 et compte disputer une saison complète sur le DP World Tour en 2027, a-t-il confirmé jeudi au média Flushing It.
Thomas Pieters tourne la page du LIV Golf
Encore un départ, et pas des moindres. Thomas Pieters a fait savoir qu'il ne suivrait pas la ligue dans sa nouvelle formule, la « 2.0 » que le LIV tente de bâtir depuis son placement sous la protection de la loi américaine sur les faillites, le 8 septembre. Le joueur de 34 ans, membre des 4Aces de Dustin Johnson lors des deux dernières saisons, veut retrouver le circuit européen à plein temps l'an prochain.
Le Belge Thomas Pieters m'a confirmé qu'il ne signerait pas pour le LIV Golf 2.0. Membre des 4 Aces de Dustin Johnson ces deux dernières saisons, il prévoit de jouer sur le DP World Tour l'an prochain. Thomas compte six victoires sur le DP World Tour, dont une épreuve des Rolex Series…
Pieters rejoint ainsi la liste des joueurs qui ont choisi de ne pas prolonger l'aventure : Jon Rahm, qui a conclu avec la ligue un accord de séparation en renonçant à plus de 100 millions de dollars, Sergio García, Abraham Ancer, David Puig et Adrian Meronk. Le LIV a fixé au 25 octobre la date limite pour que ses joueurs s'engagent dans la nouvelle formule.
Plus de trois ans au LIV, sans titre individuel
Le Belge avait rejoint la ligue en février 2023, d'abord chez les RangeGoats de Bubba Watson avant de passer chez les 4Aces. Sur le plan financier, le pari a payé : selon Field Level Media, il y a empoché plus de 25 millions de dollars de gains en compétition. Sur le plan sportif, le bilan est plus maigre, puisqu'il n'y a jamais remporté de tournoi en individuel, relève GolfMagic.
Ses meilleures références restent européennes. Pieters compte six victoires sur le DP World Tour, la dernière à l'Abu Dhabi HSBC Championship en janvier 2022.
Un retour sans carte
Le chemin du retour ne sera pas tracé d'avance. Pieters n'a plus de statut sur le DP World Tour, ce qui l'obligerait en principe à passer par les qualifications, rappelait La Libre en juillet. Le Belge s'y disait prêt, et même à redescendre sur l'HotelPlanner Tour, la deuxième division européenne, plutôt que de réclamer un traitement de faveur.
« Je vais essayer d'obtenir des invitations, mais je ne veux pas de passe-droit. » — Thomas Pieters, cité par La Libre
Le contraste est saisissant avec le printemps. En mai, il évoquait une possible retraite si le LIV ne se relevait pas en 2027 et jurait de ne jamais retourner sur le PGA Tour. Cet été, il se projetait à nouveau, avec un objectif en tête : porter les couleurs de la Belgique aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
La Ryder Cup de nouveau à portée
La décision tombe alors que l'étau se resserre. Le DP World Tour a annoncé que les joueurs engagés avec le LIV 2.0 seraient privés de carte européenne en 2027, une règle que Rory McIlroy a défendue à New Delhi. « Les joueurs doivent faire un choix », avait résumé le directeur général du circuit, Guy Kinnings, à BBC Sport. Or seuls les membres du DP World Tour peuvent prétendre à l'équipe d'Europe.
Pour Pieters, l'enjeu est réel. À Hazeltine en 2016, pour sa première Ryder Cup, il avait marqué quatre points en cinq matchs, malgré la défaite de l'Europe 17-11 face aux États-Unis. Son choix lui rouvre la voie vers l'équipe européenne de 2027.
Et Thomas Detry ?
Sa décision sera scrutée de près en Belgique. Selon HITC, c'est Pieters qui avait aidé à convaincre Thomas Detry de rejoindre le LIV avant cette saison. Detry, comme le Français Victor Perez, a pu jouer cette année sur les deux circuits grâce à une dérogation, une possibilité que la nouvelle règle supprime en 2027. Perez s'est d'ailleurs donné quinze jours pour trancher. Le compte à rebours, lui, s'arrête le 25 octobre.


