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Deux coups pour l'infraction, un pour le hors limites : l'addition plafonne

Combien de coups de pénalité sur un seul coup ? Le plafond est à trois

Deux coups pour l'infraction, un pour le hors limites : l'addition plafonne

Trois coups de pénalité au maximum peuvent s'ajouter à un seul coup de départ : deux pour tout ce qui précède le coup, un pour la balle partie hors limites.

Pourquoi l'addition des pénalités s'arrête à trois sur un même coup

La question est arrivée telle quelle dans la chronique de règles Rules Guy, sur Golf.com. Un joueur arrive en retard à son départ, demande à son adversaire quel club il vient d'utiliser, met sa balle en jeu devant les marques de départ, se retrouve avec trop de clubs dans le sac, puis envoie son coup hors limites. Combien de coups de pénalité au total ? La réponse tient en un chiffre, et il est plus bas que l'intuition ne le suggère : trois.

Deux coups avant le coup, un après

Le mécanisme est écrit dans la règle 1.3c(4), qui encadre les infractions multiples. Le texte ne reconnaît que deux « événements intermédiaires » : l'exécution d'un coup, et le fait pour le joueur d'avoir ou de prendre connaissance d'une infraction. Entre deux de ces événements, toutes les entorses accumulées ne valent qu'une seule pénalité. Et si elles relèvent de niveaux différents, c'est la plus élevée qui s'applique.

Or les premières entorses du scénario sont commises avant même que la balle ne soit frappée, sans que le joueur en ait conscience. Elles ne comptent donc que pour une pénalité : la pénalité générale, c'est-à-dire deux coups en stroke play et la perte du trou en match play. La règle 1.3c(2) ne connaît en effet que trois niveaux de sanction — le coup de pénalité simple, la pénalité générale, et la disqualification.

Le coup joué constitue ensuite un événement intermédiaire : le compteur repart de zéro. La balle franchit les limites du terrain, le joueur doit rejouer depuis l'endroit d'où il venait de frapper, et cette procédure de coup et distance coûte un coup de pénalité. La chronique résume l'addition, et pose le plafond.

« Un joueur ne devrait pouvoir accumuler que trois coups de pénalité sur un seul coup : deux pour une infraction, et un pour le coup et la distance après avoir envoyé la balle hors limites. »

Le scénario, étape par étape

  1. Arriver en retard à son heure de départ.
  2. Demander à son adversaire quel club il vient de jouer.
  3. Mettre la balle en jeu devant les marques de départ.
  4. Avoir trop de clubs dans le sac.
  5. Envoyer le coup de départ hors limites.

Total : deux coups pour l'ensemble de ce qui précède le coup, regroupé en une seule pénalité générale, puis un coup pour le hors limites. Le joueur rejouera donc son troisième coup depuis l'aire de départ.

Le piège : la disqualification n'est pas une pénalité en coups

Le scénario du lecteur contenait un ingrédient de trop : l'usage d'un club ou d'une balle non conformes. Là, il n'y a plus rien à additionner, parce qu'il n'y a plus de carte à rendre. Jouer un coup avec un club ou une balle non conformes entraîne la disqualification au titre de la règle 4.1a, rappelle la chronique. C'est le troisième niveau de sanction, celui qui met fin au calcul plutôt que de l'alourdir. Les instances dirigeantes réexaminent d'ailleurs régulièrement ce périmètre du matériel autorisé, comme l'ont montré les règles locales discutées par l'USGA et le R&A.

Les erreurs courantes

  • Croire que les pénalités s'empilent sans limite. C'est l'intuition naturelle, et c'est faux : la règle 1.3c(4) regroupe en une seule sanction tout ce qui est commis entre deux événements intermédiaires.
  • Confondre pénalité et disqualification. Un club non conforme ne coûte pas deux coups de plus, il coûte la compétition.
  • Oublier que la prise de conscience relance le compteur. Dès que le joueur sait qu'il est en infraction, une nouvelle entorse commise après coup ouvre une nouvelle pénalité.
  • Mélanger les deux formats. La pénalité générale vaut deux coups en stroke play, mais la perte du trou en match play : le même fait n'a pas la même conséquence.
  • Régler le cas à l'estime entre amis. En compétition, l'approximation coûte cher, et un litige mal traité peut aller très loin, comme l'a montré la suspension de cinq ans infligée à un amateur écossais.

Ce qu'il faut retenir sur le parcours

Le principe est finalement rassurant pour le golfeur du dimanche : une série de maladresses commises d'un seul élan ne se transforme pas en avalanche arithmétique. Le plafond reste bas, et il est volontaire — la règle 1.3c(4) existe précisément pour éviter qu'un joueur ignorant son infraction ne voie sa carte exploser. Reste que la meilleure manière de ne pas compter est de connaître les procédures de base, souvent moins punitives qu'on ne l'imagine : chercher sa balle n'est même pas obligatoire, et la balle provisoire bien annoncée épargne beaucoup d'allers-retours. Nos autres décryptages de règles et de technique sont là pour ça.

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